Sandégué, 23 juin 2026 (AIP) – Les populations du département de Sandégué ont été exhortées à lever les oppositions foncières qui freinent la délivrance des certificats fonciers ruraux, lors de la réunion-bilan trimestrielle du Programme de renforcement de la sécurisation foncière rurale (PRESFOR), tenue lundi 22 juin 2026 à la place publique de Namassi.
La rencontre a réuni le préfet du département de Sandégué, Gbey Gué Antoine, les membres du corps préfectoral, les directeurs et chefs de services, les autorités coutumières ainsi que les membres des comités villageois de gestion foncière rurale.
Présentant l’état d’avancement des activités du programme, la coordonnatrice régionale du groupement GEC-ETAFAT, Mme Zokou Ouattara Kadiatou, a indiqué que le département de Sandégué demeure le plus performant de la zone d’intervention du PRESFOR dans le Gontougo. Selon elle, plus de 162 000 hectares de parcelles y ont déjà été délimités, soit plus de 70 % des 209 000 hectares recensés dans l’ensemble des départements de la région concernés par le projet.
Malgré ces résultats encourageants, Mme Zokou a relevé l’existence de nombreuses oppositions foncières qui ralentissent la finalisation du processus de certification. Plus de 17 000 hectares restent ainsi bloqués en raison de contestations portant principalement sur les limites des parcelles et des différends entre communautés voisines.
Elle a expliqué que plusieurs oppositions découlent d’une confusion entre la délimitation des territoires villageois et celle des parcelles individuelles destinées à la certification foncière. « Les certificats fonciers ont pour objectif de reconnaître et de sécuriser les droits coutumiers exercés sur les terres. Ils ne remettent pas en cause les limites administratives ou coutumières des villages », a-t-elle précisé.
Pour éviter que les litiges ne paralysent l’ensemble du processus, la coordonnatrice régionale a proposé de circonscrire les zones faisant l’objet de contestations afin de poursuivre les opérations sur les parcelles ne présentant aucun différend, tout en laissant aux autorités administratives et coutumières le temps nécessaire pour parvenir à des solutions consensuelles. Elle a également invité les populations à intensifier les concertations en vue de lever les oppositions avant les dernières sessions de validation prévues à la fin juin.
Présidant la rencontre, le préfet du département de Sandégué a salué l’engagement des populations et l’organisation régulière de ces réunions de suivi qui permettent d’évaluer les progrès du projet et d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain.
Il a rappelé que l’État, sous l’impulsion du Président de la République, Alassane Ouattara, a consenti d’importants efforts pour permettre aux populations rurales de bénéficier gratuitement des opérations de sécurisation foncière.
« Les conflits liés à la terre ont souvent été à l’origine de tensions au sein de nos communautés. Aujourd’hui, l’État vous offre l’opportunité de faire délimiter et certifier vos parcelles sans frais. C’est une chance qu’il convient de saisir pleinement », a déclaré M. Gbey Gué.
Il a exhorté les communautés à privilégier le dialogue et la concertation afin de régler rapidement les différends en suspens et permettre à chaque propriétaire de disposer de documents fonciers sécurisés, transmissibles aux générations futures.
La réunion a permis aux participants d’examiner l’état d’avancement du PRESFOR dans les différentes sous-préfectures du département et de réaffirmer leur engagement en faveur d’une gestion apaisée, sécurisée et durable du foncier rural à Sandégué.
(AIP)
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