Yamoussoukro, 27 juil 2025 (AIP) – Des éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) de Yamoussoukro ont renforcé, jeudi 24 juillet 2025, leurs connaissances sur la peste porcine africaine (PPA), à l’occasion d’un atelier de formation visant à les positionner comme acteurs clés du dispositif national de prévention et de riposte contre la maladie.
En tant que bras armé des autorités préfectorales, les FDS sont appelés à jouer un rôle de premier plan dans la détection précoce, la limitation de la propagation et la sécurisation des périmètres infectés.
Leur implication est d’autant plus cruciale qu’aucun vaccin ni traitement n’existe actuellement contre cette maladie virale très contagieuse ayant conduit à l’abattage de plus de 108 000 porcs depuis avril 2024.
Selon le directeur régional des Ressources animales et halieutiques, du district autonome de Yamoussoukro, Kouakou Yao, cette formation constitue une étape essentielle dans la lutte contre la PPA.
« Il est crucial d’informer les forces de l’ordre et de leur faire connaître la maladie. À travers les contrôles effectués sur les routes, ils peuvent limiter les mouvements d’animaux pour contenir la maladie lorsqu’elle est déclarée, et même contribuer à sa prévention », a-t-il indiqué.
Organisé avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), cet atelier s’inscrit dans une dynamique nationale de renforcement des capacités des acteurs de la lutte contre la PPA.
D’autres sessions de sensibilisation et formation des FDS ont eu lieu à Bouaflé/Daloa, Abengourou et Dabou/Songon, en plus de celle de Yamoussoukro.
« Cette formation animée en étroite collaboration avec les officiers supérieurs du service vétérinaire des armées nous permet d’être mieux outillé et opérationnel en tant que FDS dans la lutte contre cette maladie », a souligné l’un des participants.
Le représentant de la FAO, Dr Oyetola Wilfried, a rappelé que la seule réponse efficace à ce jour réside dans l’application rigoureuse des mesures de biosécurité et de police sanitaire.
Il a mis en garde contre certaines pratiques humaines à risque, notamment l’achat de porcs à bas prix et leur déplacement sans contrôle sanitaire, l’usage des restes de alimentaires dans l’alimentation des porcs et l’abattage clandestin, qui contribuent à la dissémination du virus.
Au-delà de la filière porcine, la formation s’est élargie à la question plus générale des mouvements d’animaux, afin d’encourager l’adoption de nouvelles habitudes visant à atteindre l’autosuffisance du pays en matière de viande et à protéger la santé des populations.
Les organisateurs attendent désormais des FDS une collaboration étroite et proactive sur tout le territoire, pour des résultats tangibles dans la lutte contre la peste porcine africaine.
(AIP)
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