Abidjan, 14 juil 2026 (AIP) – Le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, chargé des Productions vivrières, Bernard Kini Comoé, a présenté jeudi 09 juillet 2026, les productions vivrières comme l’un des principaux leviers de croissance du Plan national de développement (PND) 2026-2030, appelant les investisseurs nationaux et internationaux à accompagner la transformation de ce secteur stratégique.
Intervenant lors du panel A du Groupe consultatif pour le financement du PND 2026-2030, organisé jeudi au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, aux côtés du ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, et du ministre du Commerce et de l’Industrie, Kalil Konaté, le ministre a mis en avant les nombreuses opportunités qu’offre l’agriculture ivoirienne aux partenaires techniques et financiers, aux investisseurs privés ainsi qu’aux institutions internationales.
M. Comoé a rappelé que le secteur agricole contribue à hauteur de 27 % au produit intérieur brut (PIB), représente 40% des emplois et génère 40% des exportations nationales. Les productions vivrières, à elles seules, constituent 38% du PIB agricole et procurent près de 2,5 millions d’emplois, illustrant leur poids économique et leur potentiel de développement.
Il a présenté la stratégie gouvernementale visant à créer un environnement propice aux investissements à travers la réalisation de grands projets structurants. Parmi les priorités figure le développement de vastes périmètres irrigués destinés à accroître la production rizicole. Des études sont actuellement menées sur un potentiel estimé à 200 000 hectares irrigables, avec plusieurs projets déjà identifiés, notamment un périmètre de 16 000 hectares dans la région de la Bagoué et un autre de 30 000 hectares dans la région de Kossou.

Selon le ministre, l’État entend financer les barrages, les canaux d’irrigation et les aménagements hydroagricoles avant d’en confier l’exploitation au secteur privé dans le cadre de concessions et de partenariats public-privé.
« Notre rôle est de créer les conditions de l’investissement en réalisant les infrastructures de base afin de permettre aux opérateurs privés de développer une agriculture moderne et performante », a-t-il déclaré.
Au-delà de la production, le ministre délégué a insisté sur les importantes perspectives qu’offre la transformation agroalimentaire. Le manioc, le maïs, les cultures maraîchères et les autres spéculations vivrières présentent, selon lui, un fort potentiel industriel encore insuffisamment exploité.
(AIP)
bsp/cmas

