Abidjan, 21 mai 2025 (AIP)- Des jeunes et les femmes ont été formés mardi 20 mai 2025, à la mairie d’Oumé, en prévention des conflits identitaires et à la communication non violente en prélude à la présidentielle de 2025, indique une note d’information parvenue à l’AIP.
Cette formation est à l’initiative du Programme national de cohésion sociale (PNCS), sous l’égide du ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté. Elle vise à promouvoir la paix, la tolérance et le dialogue dans une localité marquée par des tensions identitaires lors de la précédente élection présidentielle.
La directrice générale du PNCS, Soro Laurette, a rappelé l’urgence de cette démarche à l’approche du scrutin d’octobre prochain.
“Nous sommes à quelques mois de l’élection présidentielle, il est important pour le ministère d’outiller nos populations sur ces thématiques notamment, la communication non violente et aussi les techniques identitaires, parce qu’aujourd’hui l’identité peut être source de division au sein de nos populations. Et nous avons terminé par le module qui engage les jeunes et femmes dans le renforcement de la paix et surtout pour des élections apaisées », a expliqué Mme Soro.
Elle a dit être satisfaite à l’issue de cette formation, car les participants se sont prêtés à l’exercice et ils ont même formulé des doléances pour d’autres formations sur la gestion des rumeurs.
« Au nom de la ministre Myss Belmonde Dogo, nous avons rappelé aux chefs coutumiers, religieux et de communautés qu’ils doivent soutenir ces jeunes et ces femmes pour que Oumé reste une ville paisible, avant, pendant et après l’élection présidentielle d’octobre prochain », a-t-elle soutenu.
Le président de la jeunesse d’Oumé, Sylla Chikouna, a souligné qu’ils sont engagés pour des élections apaisées.
« Pour cette année électorale, nous remarquons que les acteurs impliqués dans ce processus prennent toutes les dispositions pour avoir un cycle électoral apaisé. Et nous en tant que leaders de jeunesse, c’est un engagement formel que nous devons prendre à la sortie de cet atelier afin de sensibiliser, d’amener les jeunes à épouser les notions de cohésion sociale, de paix et de fraternité» , a t-il déclaré.
Plus d’une centaine de participants issus de partis politiques, d’organisations de la société civile, de confessions religieuses et de communautés coutumières ont pris part à cette session de formation.
Trois modules ont meublé les échanges : la prévention des conflits identitaires, les techniques de communication non violente, et le rôle des jeunes et des femmes dans la préservation de la cohésion sociale en période électorale. Des exposés, discussions participatives et partages d’expériences ont rythmé la journée.
(AIP)
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