Abidjan, 22 mai 2025 (AIP) – Un total de 80 acteurs issus d’institutions financières et de coopératives prennent part, du mercredi 21 au vendredi 23 mai 2025 à Grand-Bassam, à un atelier de réflexion sur les mécanismes de financement de l’agroforesterie pour sa mise en œuvre à grande échelle dans la filière cacao, et ce, dans le cadre du projet SCOLUR.
Cette session de formation, initiée par le Centre de recherche forestière internationale et le Centre international de recherche en agroforesterie (CIFOR-ICRAF), bénéficie d’un financement du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Elle a pour objectif de co-construire un modèle pilote de financement au profit des producteurs, afin de promouvoir le développement de l’agroforesterie dans la cacaoculture.
Le coordonnateur du projet SCOLUR pour l’ICRAF, Kouakou Thomas D’Aquin, a précisé que l’atelier, animé par des experts du secteur financier et agricole, mettra l’accent sur l’innovation et la créativité, tout en veillant à ce que les solutions envisagées soient réalisables et adaptées aux contraintes locales. L’ambition est de concevoir des produits financiers pertinents, susceptibles de soutenir concrètement les initiatives agroforestières.
Selon lui, ces sessions permettront également aux participants de renforcer leurs connaissances sur les mécanismes financiers existants et sur les différents modèles d’agroforesterie, tout en favorisant les échanges directs avec des professionnels du secteur.
Au nom du ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, le directeur général du Développement rural, N’Guessan Koffi Rodrigue, a souligné l’importance de cette rencontre, qui vise à sensibiliser les institutions financières à l’agroforesterie, en leur permettant d’identifier des mécanismes de financement adaptés tant à la production cacaoyère qu’à la plantation d’arbres dans les parcelles agricoles.
« Nous espérons que les connaissances et expériences partagées lors de cet atelier permettront aux coopératives, aux banques et à d’autres institutions de développer des produits financiers innovants, capables de soutenir durablement les producteurs et de favoriser l’atteinte de nos engagements climatiques », a exhorté M. N’Guessan.
Le chef d’équipe Environnement et Développement durable du PNUD, Jean Paul Aka, a pour sa part indiqué qu’il s’agira, au cours de cette formation, de poser les bases de modèles économiques viables pour le financement de l’agroforesterie, tout en saluant l’appropriation croissante de cette pratique par les producteurs.
Mis en œuvre par le gouvernement ivoirien en collaboration avec les partenaires au développement, le projet SCOLUR vise à transformer les systèmes agricoles et à restaurer les paysages cacao-forêt en Côte d’Ivoire, en promouvant les pratiques agroforestières et une gestion durable des terres.
(AIP)
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