Man, 1er oct 2026 (AIP)-Des leaders communautaires, des élèves et des représentants d’organisations de la société civile ont participé à des consultations citoyennes à Grand Gbapleu, dans la commune de Man, en vue de contribuer au rapport national que la Côte d’Ivoire présentera à la deuxième Conférence ministérielle mondiale sur l’élimination de la violence à l’égard des enfants prévue en novembre 2026 à Manille (Philippines)
Ces échanges ont permis de recueillir les perceptions des populations sur la mise en œuvre des engagements pris par la Côte d’Ivoire lors de la conférence de Bogota en 2024. « Voilà ce sur quoi nous allons échanger ce matin », a indiqué le directeur du complexe socio-éducatif de Grand Gbapleu, Brizi Wilfried, en présentant aux participants les objectifs de la consultation.
Les participants ont passé en revue les actions engagées autour des quatre engagements souscrits par l’État ivoirien, à savoir la création d’un environnement scolaire sûr pour les enfants, l’amélioration des services d’accompagnement, la participation des enfants et des communautés ainsi que le renforcement de la collecte des données relatives aux violences.

Au terme des discussions, plusieurs préoccupations ont été soulevées concernant les conditions de vie et de protection des enfants. Les leaders communautaires ont notamment plaidé pour un contrôle des aliments commercialisés dans les écoles, la construction de toilettes adaptées, la mise en place de services d’infirmerie dans les établissements primaires ainsi que le renforcement de la sensibilisation des élèves aux violences dont ils peuvent être victimes.
Ils ont également appelé à une prise en charge plus rigoureuse des cas de violences sexuelles commises sur des mineurs, estimant que les règlements à l’amiable observés dans certaines communautés ne favorisent pas la lutte contre ces pratiques. Les participants ont en outre recommandé la sécurisation des établissements scolaires par la réalisation de clôtures et la création d’espaces de dialogue permettant aux enfants de signaler plus facilement les situations auxquelles ils sont confrontés.
Les élèves et étudiantes associés à la consultation ont, pour leur part, relevé l’apport des cadres d’échanges mis en place dans certains établissements pour sensibiliser les jeunes aux comportements à risque. Ils ont toutefois jugé insuffisants les dispositifs d’accompagnement existants et souhaité une présence accrue d’assistants sociaux dans les écoles.
Dans le cadre de cette mobilisation, les organisateurs ont porté à la connaissance des participants les numéros verts 116 et 1308 destinés au signalement des situations de violence ou de maltraitance impliquant des enfants.
Organisées avec l’appui du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant et de l’UNICEF, ces consultations doivent permettre de recueillir les observations des enfants, des communautés et de la société civile afin d’alimenter le rapport national que la Côte d’Ivoire présentera lors de la conférence de Manille consacrée à l’élimination de la violence à l’égard des enfants.
(AIP)
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