Abidjan, 10 août 2026 (AIP) – Le Réseau pour la santé et l’autonomisation de la femme africaine (SAFA), créé en août 2025 à Abidjan, entend renforcer ses actions en faveur de la santé et de l’autonomisation des femmes au cours de sa deuxième année d’existence.
Lors de la célébration de son premier anniversaire, samedi 8 août 2026 à Abidjan, la présidente de SAFA, Dr Kamissoko Mariama, a annoncé l’ambition du réseau d’accroître sa présence sur le continent, d’accompagner davantage de femmes et de renforcer ses programmes dans les domaines de la santé, de la formation et de l’autonomisation économique.
Présent dans 12 pays, notamment en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso, au Mali, au Sénégal, au Bénin, au Cameroun, en Guinée et au Niger, ainsi qu’en France, en Italie, au Canada et en Angleterre, SAFA entend franchir un nouveau cap au cours de cette deuxième année.
Au titre du bilan de sa première année, le réseau indique avoir formé 150 femmes à la gestion de projet et 60 autres à l’art oratoire et au leadership. Il fait également état du dépistage de 370 femmes pour les cancers du sein et du col de l’utérus, selon Dr Kamissoko.
Sur le plan social, 12 femmes souffrant notamment de cancers, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou d’obésité morbide ont été accompagnées dans leur parcours de soins, tandis que dix autres ont bénéficié de prêts de matériels destinés à soutenir leur autonomie économique.
« On ne peut pas mourir parce qu’on n’a pas d’argent », a déclaré la présidente de SAFA, appelant à davantage de solidarité envers les femmes confrontées à la maladie.
Les actions du réseau sont structurées autour de trois programmes. « SAFA Care » est consacré à l’accompagnement des femmes atteintes de maladies graves, « SAFA Dame » à leur autonomisation économique et « SAFA Business » au développement d’activités génératrices de revenus destinées notamment à contribuer au financement des actions sociales du réseau.
Représentant la présidente du Sénat, Kandia Kamissoko Camara, la sénatrice Mariam Dao Gabala a invité les responsables de SAFA à davantage mesurer l’impact de leurs interventions à travers le nombre de femmes informées, dépistées, prises en charge ou accompagnées vers l’autonomie.
La marraine de la cérémonie, la Pr Tia Weu Mélanie, a, pour sa part, souligné l’importance de la santé dans le processus d’autonomisation des femmes.
« La santé n’est pas une conséquence de l’autonomisation des femmes. La santé est une des conditions fondamentales de l’autonomisation », a-t-elle soutenu.
Elle a relevé les liens entre santé, éducation, dépendance économique, violences, pouvoir de décision et travail domestique non rémunéré, plaidant pour une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des femmes dans les politiques publiques de santé.
La spécialiste a également appelé à des investissements durables dans la santé des femmes, leur éducation, leur participation aux instances de décision ainsi que dans la reconnaissance de la valeur économique du travail de soins qu’elles accomplissent.
La cérémonie a été marquée par la distinction de plusieurs responsables et partenaires du réseau pour leur engagement en faveur des actions de SAFA.
(AIP)
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