Guiglo, 20 nov 2025 (AIP) – La responsable du service communication de l’ONG Alliance Côte d’Ivoire, Julienne Ahua, et son équipe, ont sensibilisé, mercredi 19 novembre 2025, à Guiglo, la jeunesse, les élèves du lycée moderne et les pensionnaires de l’Institution de formation et d’éducation féminine à leur droit à la santé sexuelle et reproductive.
Selon Mme Ahua, il s’est agi d’expliquer à la cible que le droit à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) est le droit de chaque individu à la santé physique et mentale, à la vie sexuelle, et à la liberté de choix concernant la reproduction. Cela inclut le droit d’accéder à des services de santé de qualité, à l’information sur la contraception, les Infections sexuellement transmissibles (IST) et les droits sexuels, ainsi qu’à la protection contre les violences, discriminations et pratiques néfastes.
Le respect de ces droits demeure essentiel pour le bien-être individuel et pour la promotion de l’égalité entre les genres. Dans cette dynamique, elle et son équipe ont exposé à leurs interlocuteurs les composantes fondamentales du droit à la santé sexuelle et reproductive, notamment l’autonomie corporelle et le libre choix, qui garantissent à chaque personne le droit de décider si elle souhaite avoir des relations sexuelles, à quelle fréquence, avec qui, et si elle désire ou non avoir des enfants.
Elles ont également évoqué la dimension de la santé sexuelle entendue comme l’amélioration de la qualité de vie et des relations interpersonnelles, et non pas uniquement comme une question liée à la reproduction ou aux IST.
La responsable communication et son équipe leur ont fait connaître également ce qu’est la Santé reproductive incluant le droit d’accéder à des services de santé pour la planification familiale, les soins prénataux, l’accouchement sécurisé et, dans le respect de la loi, l’interruption de grossesse et l’accès à l’information et aux services.
D’autant qu’il est indispensable de garantir un accès universel et continu à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité, ainsi qu’à une information fiable sur la contraception, les infections sexuellement transmissibles et à une éducation sexuelle complète.
Par ailleurs, la protection contre la violence et la discrimination constitue un volet essentiel des DSSR, lesquels impliquent la lutte contre les violences sexuelles, les pratiques préjudiciables telles que les mutilations génitales féminines, ainsi que contre toute forme de discrimination fondée sur le sexe, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.
Au total, les agents de l’ONG ont sensibilisé les élèves du lycée moderne ainsi que les pensionnaires de l’IFEF sur l’importance du respect des DSSR et ses conséquences positives, notamment la réduction des risques liés aux grossesses non désirées, aux avortements à risque et à la mortalité maternelle.
Ils ont également mis en lumière l’accès aux DSSR à l’autonomisation des femmes, en leur permettant de poursuivre leurs études, de participer pleinement à la vie publique et d’atteindre leur plein potentiel. Enfin, ils ont souligné que le respect de ces droits constitue un pilier essentiel de la santé publique mondiale et de la promotion de l’égalité des genres, tels que reconnus dans les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
Dans le cadre de cette campagne de communication sur le droit à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes, financée par Expertise France et l’ONUSIDA, une émission radio grand public a été organisée à la place Félix Houphouët-Boigny. À cette occasion, l’équipe de l’ONG a mené des activités de sensibilisation et a échangé avec la jeunesse locale sur des thématiques liées à leur sexualité et à leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive.
Auparavant, mardi 18 novembre, l’ONG avait déjà formé les acteurs communautaires, appelés conseillers communautaires et éducateurs de pairs, sur les droits sexuels et reproductifs ainsi que sur la communication stratégique.
Cette formation visait à les outiller pour mieux communiquer au sein de la communauté et à exploiter efficacement les réseaux sociaux afin d’atteindre leur public cible, particulièrement friand de ces plateformes, les statistiques indiquant que 65 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans font partie des 12 millions d’utilisateurs actifs des réseaux sociaux.
Avant l’étape de Guiglo (Cavally, Ouest), la délégation était dans le Sud-Comoé, précisément à Aboisso. Créée en 2005 avec l’appui de International HIV/AIDS Alliance (IHAA) et du PEPFAR pour servir d’Organisation de liaison (OL) entre les bailleurs de fonds/partenaires au développement et les organisations de la société civile intervenant au niveau communautaire, Alliance Côte d’Ivoire s’est engagée à soutenir les actions des communautés dans la réponse au VIH/Sida.
(AIP)
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