Yamoussoukro, 25 mai 2025 (AIP) – Un projet de renforcement des capacités des acteurs de la filière rizicole, mis en œuvre par l’Agence pour le développement de la filière riz (ADERIZ) et financé par la Banque islamique de développement (BID), a été lancé lundi 19 mai 2025 à Yamoussoukro.
Ce projet vise à former les contrôleurs, inspecteurs semenciers ainsi que les producteurs à la production et au traitement de semences certifiées de riz, en conformité avec les normes en vigueur dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest et de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CEDEAO/UEMOA).
La première phase de la formation, qui s’est tenue du 19 au 21 mai, a réuni 54 participants issus du ministère en charge de l’Agriculture, venus de différentes régions du pays. Elle portait sur la réglementation en matière de semences, les procédures techniques de contrôle de qualité, ainsi que les critères de certification.
« Il est nécessaire de les outiller sur les questions de réglementation, ainsi que sur les processus techniques de contrôle de qualité des semences, afin de garantir la délivrance de documents de certification », a expliqué le coordonnateur du projet et directeur de l’appui à la production à l’ADERIZ, Christian Kouamé Bi.
Selon l’un des formateurs, Kouadio Jean, ingénieur agronome à la retraite, la Côte d’Ivoire dispose du potentiel pour améliorer son rendement agricole, mais souffre encore de la qualité insuffisante des semences.
« Cette formation est une réponse concrète à ce défi », a-t-il souligné.
La deuxième phase du projet, entamée le jeudi 22 mai, s’adresse à 60 producteurs et multiplicateurs de semences venus de plusieurs régions du pays. Elle porte notamment sur la réglementation semencière nationale, la certification, ainsi que les itinéraires techniques de la multiplication de semences de riz.
« Nous allons renforcer leurs capacités tant sur le plan réglementaire que technique », a indiqué l’expert semencier Adopo Cyrile.
Pour le secrétaire général de la Scoops Kpatanzuessou Zatta 2, Thomas Yao, et participant à la formation, ces sessions sont essentielles pour rester à jour : « Les techniques évoluent, certaines notions peuvent s’oublier. Nous sommes ici pour actualiser nos connaissances et devenir plus professionnels ».
(AIP)
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