Abidjan, 21 mars 2026 (AIP)- La présidente de l’ONG Djaitôh, Adèle Dadié a annoncé samedi 21 mars 2026, à Abidjan, que son organisation ambitionne de reboiser un million d’hectares, soit environ un milliard d’arbres d’ici à 2035, lors d’une conférence animée à la direction générale de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR).
Cette opération constitue une des trois actions majeures de l’ONG Djaitôh qui repose sur quatre piliers que sont l’Agriculture, la Santé, l’Education et les droits de l’Homme. Elle bénéficie de l’accompagnement de Studios Chabathéo, une structure qui a pris soin d’éditer une bande dessinée interactive intitulée “Super Bao”.
Dans l’ouvrage, l’auteur Charles Dadié raconte l’épopée d’un jeune baobab raillé pour sa forme “grassouillet”qui finit par organiser la résistance de la forêt face au méchant “Tempête”. M. Dadié veut ainsi toucher tout-petits là où les discours échouent, les sensibiliser sur la protection des forêts et l’importance de l’arbre, et enfin leur montrer que même les plus négligés peuvent devenir des héros.
“Aujourd’hui, avec nos partenaires des Studios Chabathéo, nous franchissons une étape historique. Nous lions notre héritage, cette résilience qui nous définit, à l’innovation technologique et artistique. A travers le projet Super Bao, nous ne nous contentons plus d’aider, nous semons des idées durables dans l’esprit de la nouvelle génération pour sauver notre patrimoine forestier”, a-t-elle expliqué.
La présidente de Djaitôh a indiqué deux rendez-vous majeurs à Abidjan, pour annoncer les couleurs de cette opération de restauration des forêts ivoiriennes. Dès le 1er avril, il est prévu une immersion écologique au cours de laquelle cent enfants visiteront le parc national du Banco pour découvrir le “poumon vert” de la ville d’Abidjan, sous la direction de l’OIPR.
Le 9 mai, ce sera le lancement officiel du projet pilote de reboisement proprement dit. A cet effet, en partenariat avec la Société de développement des forêts (SODEFOR), lesdits enfants mettront le cap sur la forêt d’Anguédédou où chacun plantera un arbre qui portera son nom, ceci dans le but de créer un lien “indéfectible” entre l’individu et la nature.
“Le projet incarne notre combat pour l’environnement et l’éducation civique. Grâce à l’appui technique des ministères des Eaux et Forêts, et de l’Environnement, nous garantissons que chaque arbre planté est une promesse tenue pour l’avenir”, a-t-elle affirmé.
Adèle Dadié a aussi relevé les autres grands projets de son ONG à savoir la Santé nomade qui amène les membres de l’ONG Djaitôh à aller vers les populations rurales pour leur administrer des soins. En juin 2024, une mission à Kangandi (région du Moronou) s’est soldée par la prise en charge gratuite de 150 patients grâce à une équipe quatre médecins bénévoles mobilisés sur le terrain.
L’autre projet s’intitule Graine d’avenir et se traduit par l’accompagnement des populations, précisément les femmes, dans la transition vers une agriculture de subsistance à une production organisée. Avec le soutien de coopératives dans le Moronou, 77 bénéficiaires dont 65 femmes ont été impactés.
Cette conférence de presse de l’ONG Djaitôh avait pour thème, “Héritage et innovation” et s’inscrivait dans le cadre de la journée internationale de l’arbre célébrée tous les 21 mars. Selon la présidente, Adèle Dadié, sa création répond au besoin de “transformer la douleur en un don pour l’humanité”, en faisant allusion à sa propre histoire.
(AIP)
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