Biankouma, 04 juin 2025(AIP) – Le sous-préfet de Biankouma, Koné Christ Richard, a présidé le lundi 2 juin 2025, la cérémonie de lancement officiel des opérations de sécurisation du foncier rural, dans le cadre du programme AFOR/PRESFOR, couvrant les 29 villages de sa circonscription.
Réunis dans la salle de réunion de la sous-préfecture, les chefs traditionnels, responsables locaux et membres des communautés ont été informés des objectifs du projet, qui vise à résoudre durablement les conflits fonciers en attribuant des titres de propriété légaux aux détenteurs de terres rurales.
« L’État, à travers l’AFOR et le projet PRESFOR, s’engage à mettre fin aux litiges fonciers par un processus transparent, fondé sur la vérité, le dialogue et l’inclusion de toutes les composantes sociales », a déclaré le sous-préfet.
Dans cette dynamique, les chefs de village ont été appelés à constituer des Comités villageois de gestion foncière rurale (CVGFR). Ces structures doivent intégrer tous les groupes vivant sur les terres villageoises, y compris les communautés allochtones, les jeunes et les femmes, conformément aux exigences de la Banque mondiale, principal bailleur du programme.
Les CVGFR auront pour missions la délimitation précise des territoires villageois, l’identification des propriétaires coutumiers des terres, l’enregistrement des occupants et usagers des espaces fonciers. Ces données seront ensuite transmises au Comité sous-préfectoral de gestion foncière rurale (CSPGFR), qui se chargera de les valider avant la délivrance des certificats.
L’AFOR, à travers le projet PESFOR, délivrera ensuite des certificats fonciers aux propriétaires terriens identifiés. Ces titres pourront être individuels ou collectifs, selon la nature de la propriété. Pour les certificats collectifs, la présence des femmes parmi les ayants droit est obligatoire, a insisté le chargé de la sensibilisation au projet PRESFOR, Yoro Dan.
Par ailleurs, les occupants non propriétaires devront signer des contrats d’occupation, établissant un cadre juridique clair pour l’usage des terres.
Le directeur départemental de l’AFOR, Kouakou Kouadio Félix, a salué l’initiative comme un outil puissant de paix sociale, fondé sur la loi foncière de 1998, et a souligné son impact dans la prévention des conflits ruraux.
Enfin, le chef du projet AFOR/PRESFOR, Ayous Zouaidya, a tenu à rassurer les populations sur la gratuité totale de l’opération. « Aucun frais ne doit être exigé aux demandeurs de certificat. C’est un service entièrement pris en charge par le programme », a-t-il noté.
Le sous-préfet a conclu en exhortant les chefs des 29 villages à s’approprier pleinement cette initiative en traduisant les engagements en actions concrètes, pour préserver la cohésion sociale, la justice foncière et la paix durable dans la région.
(AIP)
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