Abidjan, 29 juil 2025 (AIP) – Des ONG et Organisations de la société civile (OSC) ont pris part, lundi 28 juillet 2025, à Abidjan, à un atelier de formation sur la lutte contre la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la traite des personnes.
Initié par le Comité national de lutte contre la traite des personnes (CNLTP), en partenariat avec l’organisation Save the Children Côte d’Ivoire, cet atelier vise à renforcer les capacités des acteurs de la région des Lagunes en matière d’identification, de prise en charge des victimes et de coordination des interventions locales.
Représentant la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, le directeur de la Lutte contre la traite des personnes, Kobena Adou Kouamé, a invité les participants à s’investir pleinement dans les échanges pour mieux répondre aux attentes du gouvernement.
« Vous avez un rôle essentiel à jouer dans la protection des plus vulnérables. Soyez des relais engagés sur le terrain, au service des victimes et de la justice sociale », a-t-il exhorté.
Prenant la parole au nom de Save the Children, Mme Cissé Sononsa, directrice des programmes, a salué l’engagement continu de l’État ivoirien dans la protection de l’enfance.
Elle a rappelé que son organisation, présente en Côte d’Ivoire depuis plus de 30 ans, œuvre en étroite collaboration avec les structures nationales pour bâtir un environnement plus sûr et plus juste pour chaque enfant.
Mme Cissé a également précisé que cette formation s’inscrit dans le cadre du projet Child Protection Compact (CPC), financé à hauteur de neuf millions de dollars par le Département d’État américain. Mis en œuvre par un consortium d’ONG ivoiriennes et internationales, le projet vise à prévenir la traite des enfants, à protéger les victimes et à renforcer la réponse judiciaire nationale.
En Côte d’Ivoire, plus de 6 500 victimes de traite ont été recensées entre 2019 et 2024, selon le CNLTP, dont une majorité de femmes et d’enfants exploités à des fins de travail forcé ou d’exploitation sexuelle. L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) classe l’Afrique de l’Ouest parmi les régions les plus touchées par ce fléau, avec une proportion élevée de victimes mineures.
Face à cette réalité préoccupante, le gouvernement ivoirien a adopté plusieurs mesures législatives et stratégiques, notamment la loi de 2016 relative à la lutte contre la traite des personnes, le mécanisme national de référencement des victimes (MNR) validé en 2022, ainsi que deux stratégies nationales couvrant les périodes 2016-2020 et 2022-2025.
Cette formation, qui s’achève le mercredi 30 juillet, se veut un cadre de partage et d’engagement collectif en faveur de la dignité humaine et des droits fondamentaux, en particulier ceux des enfants et des personnes les plus vulnérables.
(AIP)
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