Anyama, 05 nov 2025 (AIP) – Des habitants d’Akoupé ont exprimé leur indignation le mardi 4 novembre 2025, après l’utilisation jugée excessive de gaz lacrymogènes par des éléments de la police nationale aux abords du commissariat, a constaté l’AIP.
Selon plusieurs témoins, les tirs de gaz ont provoqué un mouvement de panique et entraîné la suspension temporaire des cours dans certaines écoles, notamment à Akoupé-Plateau et à la mission catholique.
S’exprimant au nom des populations, N’din Marc a dénoncé ce qu’il qualifie « d’abus récurrents » dans l’usage de ces armes non létales.
« Il y avait la quiétude jusqu’à ce jour où ces éléments de la police ont tiré des gaz lacrymogènes, traumatisant les habitants et les parents d’élèves déjà marqués par les récents événements tragiques vécus ici », a-t-il déclaré.
Il a appelé les forces de l’ordre « à la retenue » et rappelé qu’elles sont « au service de la population, et non dans un camp d’entraînement ».
L’adjoint au commissaire de police d’Akoupé, Gouédé Thomas, a reconnu l’incident et assuré que des mesures seraient prises pour éviter qu’il ne se reproduise.
« C’est un incident survenu à la fin d’une mission des éléments de la police nationale. Nous appelons la population au calme et à la sérénité. La police reste engagée dans sa mission de protection et de service », a-t-il affirmé.
(AIP)
asga/apk/cmas

