Korhogo, 29 jan 2026 (AIP) – Les membres du Réseau des médiatrices de paix de Côte d’Ivoire (REMPCI), ont été appelé à renforcer leur engagement pour la paix et la sécurité à Korhogo lors de la clôture du projet «Femmes paix et sécurité » (FPS) réalisé avec le soutien financier de l’Agence française de développement.
Placée sous le signe de la consolidation de la paix et du vivre-ensemble, cette rencontre a permis aux acteurs du projet de dresser un bilan jugé “satisfaisant” des actions menées et de définir de nouvelles orientations en vue de la poursuite des initiatives communautaires en faveur de la cohésion sociale.
Le sous-préfet de Dassoungboho, Christ Serge Didier, a salué l’engagement des femmes médiatrices dans la prévention des conflits et le renforcement des liens sociaux au sein des familles et des communautés. Il les a encouragées à poursuivre leur action de proximité, essentielle à la stabilité sociale et à la paix durable.
Selon lui, le projet FPS a contribué à la promotion de la paix et de la cohésion sociale, à la réduction des risques de violences basées sur le genre (VBG), à l’amélioration des conditions de vie des femmes et des filles en milieu précaire, ainsi qu’au renforcement de leur participation à la prévention et à la gestion des conflits communautaires.
La présidente du REMPCI, section Korhogo, Soro Alima, a rappelé l’importance de la prise de parole des femmes dans les processus de médiation. Elle a souligné que, longtemps réduites au silence par les pesanteurs socioculturelles, les femmes se sont aujourd’hui mobilisées pour sensibiliser les communautés, quartier par quartier, à la paix, à la civilité et au vivre-ensemble.
« Notre salaire, c’est la paix. Nous sommes prêtes à œuvrer jour et nuit pour la sensibilisation des populations », a-t-elle déclaré, appelant à dénoncer les injustices et à rompre le silence face aux violences.
Pour sa part, la coordinatrice nationale du Réseau des médiatrices de paix de Côte d’Ivoire, Touré Mahandeni, a exhorté les femmes à demeurer des « soldats de la paix » au sein de leurs familles et de leurs communautés, tout en les invitant à bannir les discours de haine et à promouvoir l’esprit de cohésion sociale et du vivre-ensemble.
Au cours de l’année écoulée, les activités du projet ont porté sur la sensibilisation communautaire, l’écoute et l’accompagnement des personnes victimes de VBG, ainsi que des campagnes de proximité en langues locales dans les quartiers et sur les radios communautaires.
La cérémonie de clôture a enregistré la présence du médiateur délégué de la République à Korhogo, du président du Conseil régional des droits de l’homme, des représentants des ministères techniques, des autorités administratives et coutumières, ainsi que de nombreux acteurs de la société civile.
(AIP)
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