Ferkessédougou, 30 jan 2026 (AIP)- Le Centre International de recherche en agroforesterie (ICRAF) a organisé un atelier de formation de plusieurs formateurs issus des organisations professionnelles agricoles (OPA) des régions du Tchologo, de la Bagoué, du Poro, du Bounkani et de Gbêkê, sur la question du changement climatique et des pratiques agricoles climato-intelligentes.
L’atelier, qui s’est déroulé du lundi 26 au jeudi 29 janvier 2026 à Ferkessédougou, en présence du corps préfectoral et des autorités administratives du départemnt, visait à renforcer les capacités des formateurs sur les pratiques climato-intelligentes et à les sensibiliser sur les effets durables du changement climatique futur, à la prévention de la mal adaptation et à l’utilisation rationnelle des pesticides.
Selon le chercheur spécialiste des questions de changement climatique à ICRAF, Dr Amani Kouassi, “les pratiques culturales doivent, désormais, s’adapter au changement climatique par des méthodes qui permettront de mieux amortir ses effets”.
Il a ajouté que ICRAF procède à cette formation des formateurs des OPA qui, à leur tour, vont former leurs différents membres, pour ne pas que les efforts fournis par le programme d’appui au développement des filières agricoles (Padfa) pour la bonne dynamique des productions agricoles ne soient pas vains.
Les principales thématiques de l’atelier de formation ont porté sur les effets durables du changement climatique, la prévention de la mal adaptation, les pratiques climato-intelligentes et l’utilisation rationnelle des pesticides.
À l’issue de la formation, des visites de terrain ont permis aux participants de mieux appréhender les réalités du changement climatique.
Le secrétaire général de la préfecture de Ferkessédougou, Tapé Laba, a salué la tenue de l’atelier et a encouragé les participants à mettre en pratique les acquis et les différentes recommandations formulées au cours des sessions de formation.
Le PADFA, qui a permis à ICRAF de développer cette thématique du changement climatique, œuvre depuis 2018 pour améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que les revenus des exploitants agricoles dans les régions de Bagoué, Hambol, Gbêkê, Poro et Tchologo. Il cible trois filières clés, notamment le riz, les produits maraîchers et la mangue.
(AIP)
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