Abidjan, 03 fev 2026 (AIP) – Une équipe conjointe du Projet de cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée (COSO) et de la Banque mondiale a effectué, du 19 au 25 janvier 2026, une mission d’appui et d’évaluation dans les districts du Zanzan, des Savanes et du Denguélé, dans le cadre de la première mission de l’année en cours.
Cette mission visait à apprécier l’état d’avancement du projet, à la suite de la revue à mi-parcours, à travers des visites de terrain et des échanges avec les bénéficiaires et les autorités locales.
Dans la région du Bounkani, la délégation s’est rendue dans le village de Kalamon, où elle a rencontré les partenaires, notamment le préfet de région et le Conseil régional. La visite a porté sur un marché rural construit dans le cadre du projet ainsi que sur des activités génératrices de revenus (AGR) développées au profit des femmes.
Dans le district du Denguélé, précisément à Gbéléban, localité située à environ deux kilomètres de la frontière ivoiro-guinéenne, un périmètre maraîcher de près de deux hectares a été aménagé et deux châteaux d’eau ont été construits au bénéfice d’un groupement de 62 femmes. L’encadrement technique de ces activités est assuré par l’Agence nationale de développement rural (ANADER).
Selon les bénéficiaires, ces initiatives leur ont permis de générer des revenus significatifs, contribuant notamment à la scolarisation de leurs enfants et à l’amélioration des conditions de vie de leurs familles.
Dans le district des Savanes, l’équipe s’est rendue dans le village de Bakombi, dans la région du Tchologo, à un kilomètre de la frontière burkinabè. Longtemps marginalisée, cette zone a bénéficié, grâce au projet COSO, d’un marché rural, d’un dispensaire et d’un accompagnement technique et financier en faveur de deux groupements de femmes pour la culture du sésame, ainsi que de jeunes engagés dans des AGR.
Partout où elle est passée, la délégation a échangé directement avec les populations, qui ont exprimé leur satisfaction face aux réalisations du projet. Ces rencontres ont également permis d’identifier leurs besoins et priorités. Des séances de travail ont été organisées avec les autorités locales et les trois antennes régionales du COSO.
Cette mission conjointe a permis à l’Unité de coordination du projet et à la Banque mondiale de disposer des chiffres clés des réalisations et des actions en cours d’achèvement.
Depuis sa mise en œuvre en 2022 jusqu’au 31 décembre 2025, le projet COSO a permis la réception de 917 infrastructures socioéconomiques de base et la réalisation de 529 autres en cours, dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’hydraulique.
Par ailleurs, 43 392 emplois ont été créés, au profit des hommes (54 %), des femmes (46 %) et des jeunes (57 %), dans des secteurs tels que le maraîchage, les cultures vivrières, la transformation, l’élevage, la miellerie, les services de transport, le commerce sur les marchés fonctionnels et les travaux de chantier.
Le projet COSO apparaît ainsi comme un levier majeur de lutte contre la pauvreté, de création d’emplois et d’insertion socioéconomique des populations, en particulier des femmes et des jeunes en milieu rural.
Placé sous la coordination de Dr Gniré Mariam Ouattara, le projet est financé par l’État de Côte d’Ivoire avec l’appui de la Banque mondiale. Il est exécuté par le Conseil Coton-Anacarde-Karité, sous la maîtrise d’ouvrage du Cabinet du Premier ministre.
(AIP)
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