Bouna, 21 fév 2026 (AIP)–L’École de la deuxième chance (E2C) s’impose comme une réponse aux défis du secteur informel, longtemps marginalisé, a déclaré le directeur régional de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle du Bounkani, Baï Clément Bouabré, lors de la cérémonie de remise de diplômes à 33 artisans de Bouna, jeudi 19 février 2026.
M. Bouabré a fait savoir que depuis plusieurs décennies, l’apprentissage en milieu informel est laissé pour compte et écarté de toute reconnaissance institutionnelle. Ce secteur représente pourtant plus de 90 % de la main-d’œuvre et contribue à plus de 40 % à l’économie nationale.
Un paradoxe que le gouvernement a décidé de corriger avec la mise en place de « l’École de la deuxième chance » (E2C), un programme piloté par le ministère de l’Enseignement technique visant à formaliser les parcours de formation dans les unités artisanales et à certifier les apprentis à travers des qualifications au nombre desquelles, le « Certificat de qualification aux métiers » (CQM).

Il rappelé qu’en 2025, 2 623 jeunes hommes et femmes ont bénéficié de cette formation sur le plan national et obtenu leur CQM. Parmi ceux-ci l’on note 33 jeunes hommes et femmes artisans de Bouna. Un chiffre qui, selon lui, illustre la montée en puissance progressive du programme et son impact sur l’employabilité et la professionnalisation des artisans.
Le directeur régional a invité les acteurs du secteur informel du Bounkani à saisir cette opportunité pour devenir des hommes et des femmes de métiers qualifiés, reconnus et compétitifs. Il a assuré que l’École de la deuxième chance demeure un outil important pour renforcer leur insertion professionnelle et consolider la contribution du secteur artisanal au développement économique de la région.
(AIP)
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