Abidjan, 02 mars 2026 (AIP) – Les prix du pétrole ont franchi la barre des 80 dollars le baril dans la nuit du 1er au 2 mars, à la faveur de l’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et l’Iran, marquée par la fermeture du détroit d’Ormuz, rapportent des médias internationaux.
Ce corridor stratégique assure le transit d’environ 20% du pétrole mondial et d’une part significative du gaz naturel liquéfié, ce qui en fait un point névralgique du commerce énergétique international.
La flambée des cours intervient après des frappes israélo-américaines contre des sites balistiques iraniens. Téhéran a confirmé la mort de son guide suprême, Ali Khamenei, et promis des représailles. Les Gardiens de la révolution avaient auparavant averti que le passage dans le détroit n’était « pas sûr », tandis que le ministère iranien des Transports a appelé les navires à éviter la zone en raison d’« importantes activités militaires ».
Dimanche, deux navires ont été visés au large des Émirats arabes unis et d’Oman. La télévision d’État iranienne a affirmé qu’un pétrolier était en train de couler après avoir franchi « illégalement » le détroit.
Face à la détérioration de la situation, le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, Arsenio Dominguez, a exhorté les compagnies maritimes à éviter la zone.
Plusieurs capitales, dont Paris, Londres, Pékin et l’Union africaine, appellent à la retenue et à un cessez-le-feu, redoutant un embrasement régional aux lourdes conséquences sur l’approvisionnement énergétique mondial et la stabilité des marchés.
Parallèlement, le Croissant-Rouge iranien fait état d’”au moins 555 morts dans 131 villes, dont Téhéran”. Le conflit s’est étendu au Liban, où le Hezbollah a lancé des attaques contre Israël. Le United States Central Command a confirmé la mort de trois soldats américains, illustrant le risque d’un embrasement régional aux lourdes conséquences économiques et sécuritaires.
(AIP)
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