Abidjan, 02 mars 2026 (AIP) – Au terme de la 62ᵉ édition du Salon international de l’agriculture de Paris (SIA 2026), le ministère des Ressources animales et halieutiques (MIRAH) a dressé un bilan marqué par la consolidation de partenariats stratégiques, la promotion de l’économie animale et de l’économie bleue, ainsi que l’identification de projets structurants à fort impact pour la Côte d’Ivoire, désignée Pays à l’honneur.
Conduite par le ministre Sidi Tiémoko Touré, la délégation ivoirienne du MIRAH a inscrit sa participation dans une logique de diplomatie économique et technique, visant à transformer la visibilité offerte par le Salon en engagements concrets pour les filières de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture.
Placée sous le thème « Développement d’une économie animale et promotion de l’économie bleue : moteurs de souveraineté alimentaire durable et créateurs de richesse nationale », l’action du MIRAH s’est articulée autour de journées thématiques, de master class, de visites techniques et de signatures d’accords.
La journée dédiée aux partenariats a notamment été marquée par la signature d’un protocole d’accord avec VESCO GROUP, d’un partenariat avec VET AGRO SUP et la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour le renforcement des compétences, ainsi que d’un jumelage entre la DSVBA et la DGAL sur les enjeux de bien-être animal. Un autre accord a été conclu avec Martel pour la fourniture de drones de surveillance des pêches et le renforcement des capacités techniques.
La Journée ivoirienne du 26 février, point culminant de la participation nationale, a permis de mettre en lumière des projets structurants portant sur la construction et l’équipement d’abattoirs, la maintenance de biodigesteurs, le développement des filières porcine et ovine, ainsi que la modernisation des points de débarquement dans le secteur halieutique.
Le ministre a également multiplié les audiences, notamment avec la Société centrale canine de France et la Fondation MOGUENA, en vue d’explorer des coopérations techniques et industrielles.
Au-delà des accords signés, le MIRAH a mis en avant les atouts structurels de la Côte d’Ivoire : une façade maritime de 566 km, une zone économique exclusive, un vaste réseau de lagunes et de cours d’eau propices à l’aquaculture, ainsi qu’environ 11 millions d’hectares de parcours pour l’élevage. Malgré ces potentialités, les secteurs de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture représentent environ 6 % du PIB agricole, ce qui traduit un important potentiel de croissance.
Inscrite dans le cadre de la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture (PONADEPA 2020-2030), la stratégie présentée à Paris vise la modernisation des chaînes de valeur, le renforcement de la traçabilité à travers l’identification du bétail et l’immatriculation des embarcations de pêche, ainsi que l’amélioration de la gouvernance sectorielle.
À l’issue du SIA 2026, le MIRAH estime avoir franchi une étape décisive dans le repositionnement des filières animales et halieutiques ivoiriennes sur la scène internationale. L’enjeu désormais porte sur la mise en œuvre effective des engagements pris, afin de consolider la souveraineté alimentaire et d’accroître durablement la création de richesse et d’emplois sur l’ensemble du territoire national.
Le SIA 2026 s’est déroulé du 21 février au 1er mars au Parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, autour du thème central « Générations Solutions ».
(AIP)
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