Abidjan, 27 mars 2026 (AIP)-Le Réseau des dynamiques institutrices de Côte d’Ivoire (REDICI) a fait un plaidoyer mercredi 25 mars 2026, à Abidjan, sur la nécessité de renforcer la sécurité des enseignantes affectées dans des zones reculées,
C’était à l’occasion d’une audience accordée par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, Koffi N’Guessan, à son cabinet, à une délégation du REDICI venue lui présenter les préoccupations les priorités des institutrices et ses actions majeures en faveur de l’école ivoirienne.
Le REDICI a, entre autres doléances, demandé l’augmentation de la participation des femmes au concours du CAP, ainsi que la capitalisation institutionnelle des actions du réseau dans les documents du ministère de tutelle.
Evoquant les perspectives 2026, la présidente Emma Nadège Diabagaté a annoncé la venue d’enseignantes du Québec en juin pour un programme d’échanges pédagogiques, ainsi que la tenue du premier Salon international des femmes du secteur Education-Formation (SIFSEF 2026), pour lequel le REDICI sollicite le leadership du ministre.
Saluant ces avancées, le ministre Koffi N’Guessan a félicité le REDICI pour son dynamisme et son engagement, rappelant que les institutrices constituent « un levier essentiel pour l’amélioration du système éducatif ivoirien ».
M. Koffi a encouragé le réseau à poursuivre ses efforts pour maintenir un environnement scolaire sain, protecteur et favorable à la réussite des élèves. Dans ce sens, il a souligné que les enseignantes doivent incarner l’amour du métier et l’exemplarité, en plaçant toujours l’intérêt de l’enfant au centre.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’un cadre scolaire propre, accueillant et motivant, tout en réaffirmant sa tolérance zéro face au commerce en milieu scolaire. Enfin, il s’est dit disposé à accompagner les institutrices, à condition qu’elles demeurent des modèles d’intégrité, de professionnalisme et de dignité.
Le REDICI regroupe près de 30 000 membres engagées pour la qualité des apprentissages, l’inclusion, l’équité et la protection des élèves. Au cours des échanges, la délégation a présenté plusieurs actions d’impact réalisées ces dernières années.
Il s’agit notamment de la promotion de la scolarisation et du maintien des filles, avec la distribution de plus de 510 robes dans des zones défavorisées, le renforcement du leadership féminin et l’accompagnement psychosocial des élèves grâce à des formations soutenues par des experts nationaux et internationaux, la mise en place d’une cellule de lutte contre les violences basées sur le genre, active grâce aux sentinelles locales, des coopérations internationales et des voyages d’étude autofinancés pour renforcer les compétences professionnelles des institutrices et des initiatives d’entrepreneuriat féminin pour soutenir l’autonomie économique de ses membres.
La rencontre s’est clôturée par la remise d’une œuvre réalisée par une institutrice et ses élèves, suivie d’une photo de famille.
(AIP)
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