Yamoussoukro, 20 mai 2026 (AIP) – Des sénateurs ivoiriens et des responsables du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie ont pris part à un atelier institutionnel de haut niveau consacré au cadre réglementaire et aux avancées en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables en Côte d’Ivoire, en vue de renforcer le dialogue autour des défis énergétiques du pays.
Intervenant à l’ouverture des travaux, le sénateur Cissé Mamadou, s’exprimant au nom de la présidente du Sénat, a salué l’initiative du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie qui « permettra aux parlementaires d’échanger avec la Direction générale de l’énergie sur les enjeux énergétiques nationaux ».
M. Cissé a indiqué que cette rencontre revêt un caractère particulier pour les sénateurs, en leur qualité de représentants des populations. « Nous sommes aujourd’hui à l’écoute de nos populations qui nous font remonter beaucoup d’éléments sur le terrain », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de faire connaître les préoccupations des citoyens relatives à la qualité de l’énergie électrique et de formuler des recommandations pour améliorer les perspectives énergétiques du pays.
Le directeur de la maîtrise de l’énergie, représentant le directeur général de l’énergie, Éhouman Kalifa Narcisse, a, pour sa part, rappelé l’engagement du gouvernement ivoirien en faveur de la transition énergétique et du développement durable.
M. Ehouuman a expliqué que la Côte d’Ivoire a adopté, depuis 2019, une politique sectorielle de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, avec pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 46,3 % du mix électrique national à l’horizon 2035, conformément à la troisième contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0).
Il a également présenté plusieurs avancées enregistrées ces dernières années, notamment l’opérationnalisation du système national d’audit énergétique pour les gros consommateurs, l’instauration du droit à l’autoproduction d’électricité à partir de sources renouvelables, ainsi que la mise en place d’un système d’étiquetage énergétique pour certains équipements électriques.
Le directeur de la maîtrise de l’énergie a aussi évoqué les exonérations fiscales et douanières accordées aux équipements destinés à la production d’électricité renouvelable, l’élaboration de normes d’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment, ainsi que les réglementations en préparation concernant la mobilité électrique et la bioénergie.
Selon lui, ces mesures traduisent la volonté des autorités ivoiriennes de doter le pays des instruments nécessaires à la conduite de sa transition énergétique.
Les organisateurs ont indiqué que les travaux de l’atelier permettront de présenter le dispositif réglementaire en vigueur, d’évaluer les résultats obtenus et les défis à relever, tout en recueillant les observations et recommandations des sénateurs pour renforcer l’accompagnement parlementaire des politiques énergétiques nationales.
(AIP)
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