Lakota, 28 juil 2024 (AIP) – Le directeur départemental (DD) de la Santé, Dr Rougoué Gahoudi Lucien, a révélé vendredi 26 juillet 2024 que le paludisme s’avère être la première cause de mortalité à Lakota avec 10 cas de décès enregistrés au premier semestre de l’année 2024, lors d’une réunion bilan des activités du district, tenue à la préfecture en présence d’autorités administratives, coutumières, religieuses, et les forces vives de la localité.
Le directeur départemental de la Santé et de l’Hygiène publique de Lakota a relevé les cinq premières causes de mortalités dans le district sanitaire de Lakota, à savoir les décès d’anémie, de diabète, de paludisme, de l’hypertension artérielle, et le décès lié à l’hémorragie du postpartum (consécutif à l’accouchement).
Selon Dr Rougoué, au premier semestre de l’année 2024, le paludisme à fait l’objet de 33 064 consultations dans tous les centres de santé du district sanitaire de Lakota contre 3369 consultations pour l’infection respiratoire aigüe, 1460 pour l’anémie, 406 pour la fièvre typhoïde, et 285 pour les accidents de la voie publique.
Concernant les activités du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le DD de la Santé a fait cas, au premier semestre, de 1067 cas de paludisme grave recensés et 34 441 cas de paludisme traités dans les centres de santé du département avec une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine (CTA) plus de la quinine. En outre, il a révélé que la dernière campagne de distribution de moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MILDA) a permis la distribution de 217 454 MILDA à 76712 ménages, pour aider à prévenir le paludisme.
Le préfet du département de Lakota, Lassina Binaté, a déploré les 10 cas de décès et expliqué que la lutte contre cette maladie passe absolument par l’éradication des gîtes larvaires du paludisme. Il a invité les populations à l’assainissement et la salubrité du cadre de vie, afin de détruire les gîtes larvaires et d’éviter la reproduction des moustiques.
Du point de vue de la santé publique, note-t-on, le traitement actuel du palu a pour but de réduire la transmission de l’infection en diminuant le réservoir infectieux, et d’éviter l’apparition et la propagation d’une résistance aux antipaludiques. Une campagne de vaccination massive a actuellement lieu en Côte-d’Ivoire avec le nouveau vaccin,’’ sérum R21 /Matrix-M’’. La Côte d’Ivoire a reçu un total de 656 600 doses de ce vaccin qui permettront de vacciner d’ici la fin de l’année 250 000 enfants âgés de zéro à 23 mois.
Le district sanitaire couvre, en plus de la commune et de la sous-préfecture de Lakota, les sous-préfectures de Djidji, de Zikisso, de Gagoré, de Niambezaria, et de Goudouko pour 12 médecins, 105 infirmiers et 86 sages-femmes.
(AIP)
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