Abidjan, 23 juin 2026 (AIP) – Environ 670 migrants ivoiriens en provenance du Maghreb ont été enregistrés en Côte d’Ivoire depuis le début de l’année 2026, a indiqué mardi 23 juin à Abidjan, Mathieu Bouabré, un responsable de la direction générale des Ivoiriens de l’extérieur (DGIE), lors d’un atelier organisé par la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI).
Cette rencontre, tenue autour du thème « Dispositif d’accueil des migrants ivoiriens en provenance du Maghreb et de l’Europe : pour des territoires plus accueillants », a permis d’échanger sur les enjeux liés au retour et à la réintégration des migrants.
Selon M. Bouabré, ces retours se sont effectués en cinq vagues successives depuis janvier, avec une majorité de migrants provenant de pays du Maghreb, notamment la Tunisie, l’Algérie et le Maroc, ainsi que du Niger.
Ces migrants présentent des profils variés, comprenant des hommes, des femmes et des enfants, avec une proportion relativement équilibrée entre les sexes. « Il y a des femmes, des hommes et même des bébés qui accompagnent leurs parents », a-t-il précisé.
Parallèlement, huit Ivoiriens expulsés des États-Unis ont été enregistrés sur la même période. Contrairement aux retours groupés, ces expulsions s’effectuent généralement de manière individuelle, nécessitant une prise en charge spécifique.
Face à ces flux, l’État ivoirien a mis en place un dispositif d’accueil dès l’arrivée à l’aéroport, incluant des opérations de « profilage » impliquant plusieurs structures, notamment les services de sécurité, les ministères techniques et les services sociaux. Ce mécanisme vise à évaluer les besoins des migrants et à faciliter leur réintégration socio-économique.
« Il s’agit de recueillir des informations sur leurs compétences, leurs parcours et leurs besoins, en vue de proposer un accompagnement adapté », a expliqué M. Bouabré.
Dans cette dynamique, les autorités envisagent également la mise en place d’un guichet unique dédié aux migrants de retour. Ce dispositif permettra de centraliser les données, grâce à un système d’identification reposant sur un numéro unique, afin d’assurer un meilleur suivi des bénéficiaires.
Toutefois, malgré ces efforts, des défis subsistent, notamment en matière de financement et de prise en charge globale. « Ces jeunes ont beaucoup de besoins. L’État fait beaucoup, mais les ressources restent insuffisantes pour répondre pleinement aux attentes », a-t-il relevé.
(AIP)
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