Abidjan, 30 mai 2025 (AIP)-La commissaire aux Affaires économiques et à l’Agriculture de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Massandjé Touré-Litse, a présenté le jeudi 29 mai 2025, les grandes lignes de la feuille de route relative à la filière rizicole pour la période 2025-2035.
Ce document stratégique, adopté en Conseil des ministres de l’organisation, s’articule autour de sept grands thèmes et comprend seize actions phares.
Dans son intervention au 7e Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA), Mme Touré-Litse a précisé que ce programme sera mis en œuvre dans douze bassins de production à fort potentiel répartis à travers l’espace régional.
Elle a également souligné qu’un total de vingt programmes d’investissement a été identifié, pour des besoins estimés entre 15 et 19 milliards de dollars. La feuille de route prévoit un plan d’exécution ambitieux visant à satisfaire une demande prévisionnelle de 33 millions de tonnes de riz blanchi d’ici 2035.
Outre ce projet majeur, la commissaire a rappelé le soutien récemment accordé par la Banque africaine de développement (BAD) aux quinze États membres de la CEDEAO, à travers le programme REWARD (Programme d’appui à la chaîne de valeur du riz local), doté d’un financement global de 650 millions de dollars américains.
Massandjé Touré-Litse a mis en avant l’approche transformatrice de la CEDEAO, qui repose sur la mise en place d’un mécanisme régional de coordination visant à catalyser les activités et investissements dans le secteur rizicole. Cette coordination est assurée par l’Observatoire du riz de la CEDEAO (ERO), hébergé au sein de la Commission.
Parmi les initiatives de renforcement des capacités, plusieurs programmes de formation innovants ont été lancés, tels que le Rice Millers Academy, le Rice Business Academy, ou encore le Système de Riziculture Intensif (SRI). Par ailleurs, des programmes de Matching Grant (fonds de contrepartie), des visites d’échanges inter-États et des missions internationales sont organisés pour favoriser le transfert de connaissances et l’adoption des meilleures pratiques rizicoles.
« Nous encourageons les partenariats stratégiques pour mettre en œuvre efficacement les objectifs de la feuille de route, tout en optimisant les ressources disponibles et en préservant les acquis obtenus », a-t-elle recommandé.
À ce jour, la production locale de riz dans l’espace CEDEAO ne couvre qu’environ 62 % de la demande régionale. Toutefois, des progrès significatifs ont été enregistrés dans plusieurs pays, notamment le Mali, le Nigéria, la Côte d’Ivoire et la Sierra Leone.
(AIP)
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