Séguéla, 07 juil 2025 (AIP) – La proclamation des résultats du Baccalauréat 2025 au lycée Dominique Ouattara de Séguéla a donné lieu à des scènes contrastées de joie, de soulagement et de tristesse, lundi 7 juillet 2025.
Tandis que les nouveaux bacheliers célébraient leur réussite, d’autres, moins chanceux, tentaient tant bien que mal de contenir leur déception.
Parmi les admis, Adja Fanta, visiblement émue, ne cachait pas sa fierté. « Je m’appelle Adja Fanta. J’ai eu le bac en série A2 avec 225 points sur 400. C’est une véritable joie. J’avais peur, mais j’ai cru en moi », a-t-elle confié, les yeux brillants. Passionnée par l’anglais, elle ambitionne de devenir interprète. « Pas pour l’argent, mais parce que j’aime la langue et je veux aller loin pour embrasser le métier de l’interprétariat et représenter dignement partout mon pays », a-t-elle ajouté.
La jeune fille, recouverte de talc, a célébré son succès entourée de ses amis, multipliant les appels pour annoncer la nouvelle à sa famille, qui attendait avec anxiété le verdict.
Comme elle, d’autres lauréats ont partagé leurs rêves pour l’avenir. Certains espèrent intégrer de grandes écoles ou réussir des concours professionnels. « Je ne veux pas aller à l’université. J’ai déjà passé un concours. Je veux intégrer l’INJS », a expliqué Bakayoko Djénéba, bachelière en série A2, avouant ne pas encore réaliser pleinement sa réussite.
La joie des élèves faisait écho à celle de nombreux parents, fiers de voir les fruits de leurs sacrifices. Diakité Ibrahim, ouvrier et père de trois candidates, affichait un large sourire. « Je suis très, très content. J’ai accompagné mes enfants chaque matin à l’école durant toute l’année. Aujourd’hui, c’est comme si j’avais moi-même passé l’examen », a-t-il déclaré avec émotion. Il a saisi l’occasion pour encourager les autres parents à s’investir davantage dans la scolarisation de leurs enfants.
Mais pour certains candidats, l’issue a été plus douloureuse. Maïmouna Gbané, élève au Lycée moderne jeune fille Hamed Bakayoko, n’a pas été admise. Submergée par l’émotion, la voix tremblante, elle a exprimé ses regrets. « Je suis désolée pour ceux qui ont cru en moi. J’ai travaillé dur, mais ça n’a pas marché », a-t-elle lâché, en larmes.
Pour les admis, l’heure est désormais à l’orientation. L’inspecteur d’orientation du lycée Dominique Ouattara, Koné Nandjin, a précisé les étapes à suivre. « Les élèves doivent faire leurs préinscriptions dans les universités publiques. Le choix des filières dépendra de leurs résultats », a-t-il indiqué, appelant les élèves à rester attentifs pour ne pas manquer cette étape cruciale.
La directrice régionale de l’Éducation et de l’Alphabétisation de Séguéla, Assiè N’guessan Kouamé Pélagie, s’est réjouie des progrès réalisés dans la région. « Le taux de réussite général est de 32,56 %, contre 23,95 % l’année dernière. Ce n’est pas encore totalement satisfaisant, mais c’est une avancée encourageante », a-t-elle affirmé, saluant l’implication des enseignants, des chefs d’établissement et de l’ensemble des acteurs du système éducatif.
Elle a cependant souligné les défis qui subsistent, notamment le manque de motivation de certains élèves et l’insuffisante implication des parents. « Beaucoup d’enfants sont livrés à eux-mêmes. Les parents doivent s’impliquer davantage dans le parcours scolaire de leurs enfants », a-t-elle déploré.
Pour améliorer les résultats, la directrice régionale a annoncé la mise en place d’une stratégie d’évaluation anticipée dès la classe de Quatrième. « Il faut habituer les élèves aux examens dès le collège. Nous pensons que cela aura un impact positif dès l’année prochaine », a conclu Mme Assiè.
(AIP)
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