Mankono, 18 juil 2026 (AIP) – Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a invité les acteurs politiques, les leaders communautaires et les forces de défense et de sécurité au respect des droits de l’homme dans les processus électoraux, à l’occasion d’un atelier de réflexion organisé, vendredi 17 juillet 2026, au siège de la Commission régionale des droits de l’homme (CRDH) à Mankono.
Cette rencontre a réuni les chefs traditionnels, les guides religieux, les représentants des femmes et des jeunes, les organisations de la société civile ainsi que les forces de l’ordre et de sécurité, dans le but de consolider un climat de paix et de cohésion sociale à l’approche des prochaines échéances électorales.
Le président de la CRDH du Béré, Issouf Bakayoko, a salué l’engagement des différents acteurs ayant contribué au déroulement apaisé des élections présidentielle et législatives de 2025 dans la région.
Il a également félicité les participants pour la qualité des échanges et des propositions formulées en vue des élections municipales et régionales de 2028, notamment celles visant à renforcer la participation des femmes et des jeunes aux compétitions électorales.
« Les échanges ont été riches et ont débouché sur des propositions concrètes en faveur d’une meilleure représentativité des femmes et des jeunes parmi les candidats », a-t-il relevé.
Le président de l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale, Ouattara Ali, a pour sa part souligné que les précédents scrutins se sont déroulés dans un climat apaisé dans le Béré.
« Le Béré a toujours montré qu’il est une région paisible », a-t-il affirmé, tout en appelant à une vigilance accrue en perspective des élections municipales et régionales de 2028, qui mettent souvent en compétition des candidats issus d’une même localité.
Il a recommandé aux partis politiques d’encourager davantage la candidature des femmes et des jeunes par des mécanismes de parrainage et d’accompagnement.
Au terme des travaux, les participants ont préconisé le renforcement des actions de sensibilisation, en particulier en direction des jeunes, ainsi qu’une plus grande responsabilité des acteurs politiques afin de prévenir toute manipulation susceptible de compromettre la paix.
Ils ont également identifié la peur, l’analphabétisme et le manque de moyens financiers comme les principaux obstacles à la participation des femmes et des jeunes aux élections. Certains ont recommandé l’application d’un quota inspiré de la règle du tiers en vigueur au Sénat afin d’améliorer la représentation des femmes dans les instances électives.
(AIP)
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