Tengréla, 15 août 2025 (AIP)- Le Fonds national de lutte contre le Sida (FNLS) a exhorté jeudi 14 août 2025, les populations de Tengréla à contribuer à la lutte contre le SIDA notamment par l’acquisition du timbre de solidarité et d’autres produits solidaires, lors d’une séance de travail au cabinet du préfet.
Selon le chef du service projet « timbre de solidarité » et chef de la délégation du FNLS, N’Guessan Ferdinand, 80 % des ressources destinées à la lutte contre le Sida proviennent des partenaires techniques et financiers (PTF), contre seulement 20 % de contribution nationale. Ce déséquilibre, a-t-il averti, menace la pérennité des acquis, face au désengagement progressif des PTF, dont le principal reste les États-Unis.
Pour accroître la mobilisation de ressources endogènes, le FNLS a instauré le mécanisme du timbre de solidarité, ainsi que d’autres produits comme le pagne et les pin’s solidaires, dont les ventes financent directement les actions des comités locaux de lutte.
« Par l’achat des timbres, vous facilitez l’accès aux anti-rétroviraux (ARV) pour les personnes vivant avec le VIH, à réduire la propagation du virus », a indiqué M. N’Guessan. Il a précisé que ces fonds permettent également de soutenir les orphelins et les veuves affectés par la pandémie.
N’Guessan Ferdinand a expliqué que lorsqu’un citoyen se rend dans une administration pour établir un document, il lui est demandé une contribution de 100, 500 ou 1 000 FCFA, voire plus, en échange d’un timbre de solidarité en preuve de participation.
Au regard des chiffres alarmants au niveau national et départemental, le chef du service projet a invité les populations à adhérer massivement à ce projet afin de permettre au Comité départemental de lutte contre le SIDA (CDLS) de financer les soins, l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH, l’assistance aux plus vulnérables et les campagnes de sensibilisation.
« L’objectif, est d’éliminer l’épidémie grâce à l’efficacité des ARV, en supprimant la charge virale et en réduisant la contagiosité des porteurs du virus », a t-il ajouté.
Le secrétaire général de préfecture, Dongo Emmanuel Kobenan, a salué le projet et encouragé les participants à en être les relais au sein de leurs communautés.
« Le Sida est une réalité dans notre département. Notre contribution est indispensable à son éradication. Sensibilisez vos communautés, surtout les jeunes, qui, sous l’effet de certaines substances, s’exposent au risque d’infection », a t- il dit.
Le pays a enregistré 8 209 nouvelles infections en 2024 contre 8 978 en 2022, soit une baisse de 10%. Les décès liés au sida ont quant à eux diminué de 16%, passant de 9 952 en 2022 à 8 366 en 2024. Ces résultats sont le fruit d’une collaboration efficace entre les ministères concernés, les organisations et les communautés.
(AIP)
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