Abidjan, 25 juin 2026 (AIP)- Le président de la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP Côte d’Ivoire), Pascal Affi N’Guessan, a appelé, jeudi 25 juin 2026, à la construction d’un système électoral « émanation de toutes les consciences politiques et sociales » du pays, à travers un dialogue politique inclusif devant aboutir à un organe électoral consensuel et accepté par tous les acteurs.
S’exprimant lors d’une conférence de presse au siège du Front populaire ivoirien (FPI), à Abidjan, M. Affi réagissait aux orientations présentées par le gouvernement lors de la rencontre d’information organisée le 20 juin avec des partis politiques et des organisations de la société civile sur la réforme de l’organe électoral.
Pour lui, la principale question à résoudre dans le cadre de cette réforme demeure celle de la confiance entre les acteurs politiques et les institutions électorales. Selon lui, les crises électorales qu’a connues la Côte d’Ivoire trouvent leur origine dans le déficit de confiance envers les organes chargés de l’organisation des scrutins.
« Si, pour une fois, nous n’arrivons pas à mettre en place une structure portée par tous les acteurs, nous aurons emprunté la voie de futures contestations et de futures violences électorales », a-t-il averti.
Le président de la CAP Côte d’Ivoire a salué la volonté affichée par le gouvernement de réfléchir à une nouvelle architecture électorale, tout en jugeant insuffisante l’approche présentée lors de la rencontre d’information du 20 juin avec les partis politiques et les organisations de la société civile.
Selon lui, cette séance s’est limitée à une communication gouvernementale, sans véritable possibilité d’échanges avec les participants. Il a également estimé que les critères de sélection des invités n’avaient pas été clairement expliqués.
Face aux enjeux liés à la réforme électorale, Affi N’Guessan a plaidé pour l’ouverture rapide d’un cadre de concertation réunissant l’ensemble des forces politiques significatives, la société civile ainsi que toutes les parties prenantes du processus électoral.
« La confiance ne naîtra ni de consultations sélectives, ni de décisions unilatérales. Elle naîtra d’une volonté sincère de bâtir des institutions équilibrées, impartiales, crédibles et acceptées par tous », a-t-il soutenu.
Le président de la CAP Côte d’Ivoire a insisté sur la nécessité de parvenir à un consensus national autour du futur organe électoral afin que celui-ci bénéficie, dès sa création, de la confiance des acteurs politiques et des citoyens.
Concernant le schéma gouvernemental fondé sur trois structures distinctes chargées respectivement de l’organisation matérielle des élections, du recensement des votes et de la supervision du processus, il a estimé que la multiplication des organes ne résoudra pas automatiquement les difficultés actuelles.
Selon lui, la priorité doit être accordée à l’indépendance, à la neutralité, à l’impartialité et à la probité des institutions électorales, quelle que soit leur configuration.
Affi N’Guessan a également souligné l’importance de garantir l’autonomie juridique, administrative et financière des futurs organes, ainsi que la transparence dans la désignation de leurs responsables.
Réaffirmant la disponibilité de la coalition à participer aux discussions sur la réforme électorale, il a dit espérer que le gouvernement privilégiera la concertation afin de construire un système électoral consensuel.
(AIP)
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