Abidjan, 26 juin 2026 (AIP)-Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a réaffirmé jeudi 25 juin 2026, que la lutte contre l’immigration clandestine relève exclusivement de l’État, mettant en garde contre le vigilantisme, la xénophobie et toute tentative de déstabilisation du pays, a rapporté l’Agence de presse sud africaine (SAnews).
Répondant aux questions des membres du Conseil national des provinces (CNP) sur la gestion des migrations et de l’immigration irrégulière, le chef de l’État sud africain a insisté sur le fait que les citoyens ne doivent pas se substituer aux autorités.
« La responsabilité de l’application de nos lois incombe à l’État. Aucun individu n’a le droit d’arrêter une personne pour lui demander des documents, une preuve d’identité ou de nationalité », a déclaré M. Ramaphosa.
Le président a rappelé que l’Afrique du Sud demeure attachée au respect des droits humains et à la protection de toutes les personnes présentes sur son territoire, rejetant toute forme de discrimination.
« Il n’y a pas de place pour le sexisme, la xénophobie, l’afrophobie ou toute autre forme d’intolérance », a-t-il affirmé.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de débat public croissant sur l’immigration clandestine et d’appels émanant de certains groupes en faveur d’un durcissement des mesures contre les étrangers en situation irrégulière.
M. Ramaphosa a indiqué que son gouvernement avait déjà renforcé les dispositifs de lutte contre l’immigration clandestine, notamment par une sécurisation accrue des frontières, le renforcement des capacités des forces de l’ordre, des réformes du système migratoire et une coopération régionale renforcée. Il a toutefois averti que toute action susceptible d’attiser les tensions sociales ou de remettre en cause l’État de droit ne serait pas tolérée.
« Nous avons mis en place les mesures de sécurité nécessaires pour faire face à toute tentative de déstabilisation du pays, qu’elle provienne de citoyens sud-africains ou de ressortissants étrangers », a-t-il déclaré, ajoutant que les auteurs d’actes illégaux seraient poursuivis « avec la plus grande fermeté ».
Interrogé sur les mesures prévues pour prévenir d’éventuelles violences visant des ressortissants étrangers lors des manifestations annoncées pour le 30 juin, le président a assuré que les forces de sécurité étaient pleinement mobilisées.
Selon lui, le Service de police sud-africain (SAPS) travaille en coordination avec les polices municipales, les sociétés de sécurité privées et la structure interministérielle NatJoints afin de garantir le maintien de l’ordre public.
M. Ramaphosa s’est également dit convaincu que la majorité des Sud-Africains rejettent la violence et aspirent à la paix.
« Les Sud-Africains sont un peuple pacifique. Ils ne sont ni xénophobes ni afrophobes et souhaitent vivre dans la stabilité », a-t-il déclaré.
Le président a enfin appelé les responsables politiques, les communautés et l’ensemble des citoyens à coopérer avec les autorités pour prévenir toute tentative de déstabilisation, réaffirmant que la lutte contre l’immigration clandestine devait être menée dans le strict respect de la Constitution, de l’État de droit et des droits humains.
(AIP)
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