Gagnoa, 16 nov 2025 (AIP)- Le district autonome du Goh-Djiboua, a procédé au lancement officiel de « L’étude sur la mise en place de couloirs de transhumance et de zones de pâturage pour la réduction des conflits éleveurs-agriculteurs’’, à l’intérieur dudit district, lors d’un atelier animé par le cabinet d’étude MBS, vendredi 14 novembre 2025 à Gagnoa.
Il s’agit d’identifier des itinéraires, afin d’arriver à des résultats d’une cartographie « claire et précise » du passage du bétail, a indiqué le coordonnateur de l’étude, Dr Ewool Koffi, enseignant chercheur à l’université virtuelle de Côte d’Ivoire, et membre du cabinet d’étude (MBS).
Il a présenté la démarche méthodologique à l’ensemble des parties prenantes que sont les éleveurs de bétail, les agriculteurs, les chefs de communauté, ainsi que les responsables des différentes directions administratives concernées par la gestion du thème retenu pour l’atelier. « Avoir leur assentiment, pour pouvoir arriver à un travail de qualité lors de la restitution », a indiqué Dr Ewool.
L’atelier a été l’occasion de requérir des recommandations, donner des outils décisionnels importants, ainsi qu’un cadre de pilotage de cette étude, afin qu’au sortir des conclusions, le cabinet ait des éléments qui permettent aux populations d’arriver à la cohésion sociale de façon durable dans le district.
Aux dires du coordonnateur du cabinet chargé de l’étude, le constat de terrain a montré qu’il y avait une forte divagation des animaux, et que cette divagation ne va pas sans les dégâts au niveau du pâturage et des cultures des populations.
« La transhumance est une réalité dans le district », a affirmé le docteur en sciences économiques. Il a assuré qu’avec les premiers entretiens au cours de l’atelier, il est nécessaire de définir un couloir pour la transhumance et des zones de parcage et de pâturage du bétail. « Une zone de passage, ou couloir de façon consensuelle de sorte à arrêter la divagation des animaux et de créer moins de dégâts», a-t-il ajouté.
En sa qualité d’expert, le directeur régional des Eaux et forêts du Loh-Djiboua, le colonel Kobon Simplice, a rappelé qu’en principe, chaque troupeau doit être accompagné d’un bouvier et qu’on ne devrait pas avoir un parc en pleine ville. « Dans les faits, les animaux paraissent en divagation », a-t-il dit.
Il a dit déplorer que le bouvier reste à l’écart des bêtes, alors que la divagation intervient lorsque le bétail n’est pas conduit précisément d’un point A vers un point B et qu’il va ça et là en toute liberté.
La restitution de l’étude est attendue dans un délai d’un trimestre.
(AIP)
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