Daloa, 23 nov 2025 (AIP) – Le procureur général de la Cour d’appel de Daloa, Coulibaly Aboubakary, a alerté sur l’augmentation du nombre des actes infractionnels commis via les réseaux sociaux, dans son réquisitoire général prononcé vendredi 21 novembre 2025, lors de la rentrée judiciaire 2025-2026.
Face à la multiplication de la production de fausses informations, des discours haineux, des injures (considérées publiques), de la manipulation d’images et des menaces de mort sur les plateformes numériques, le procureur général a rappelé que la liberté d’expression garantie par la Constitution ne saurait ouvrir à des actes troublant l’ordre public ou portant atteinte à la dignité humaine.
Ainsi, l’utilisation malveillante des réseaux sociaux expose leurs auteurs à des peines allant de un à 10 ans de prison, voire les doubles lorsque les faits présentent un caractère racial, xénophobe, religieux ou discriminatoire, a prévenu le représentant du ministère public auprès de la Cour d’appel de Daloa.
Les personnes qui partagent les contenus infractionnels sur les réseaux sociaux encourent les mêmes sanctions que leurs créateurs, a souligné le magistrat, déplorant, par ailleurs, l’usage de l’intelligence artificielle pour fabriquer du contenu truqué susceptible d’induire le public en erreur et de « perturber la tranquillité sociale.
Abordant la procédure pénale en matière de cybercriminalité, il a laissé entendre que la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (unité de police plus connue par son sigle PLCC), l’utilisation de nouveaux outils technologiques et la coopération internationale permettent d’identifier assez rapidement les auteurs d’infraction via les réseaux sociaux.
Les dispositions prises par la Côte d’Ivoire pour lutter contre les dérives infractionnelles sur les réseaux sociaux s’alignent sur ses engagements internationaux, notamment les conventions de Budapest et de Malabo que le pays a ratifiées, a indiqué le magistrat à la fin de son réquisitoire.
(AIP)
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