Abidjan, 29 juin 2026 (AIP) – Le représentant résident du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) en Côte d’Ivoire, Saidou Kaboré, a reçu en audience la directrice coordonnatrice du Programme national de la santé de la mère et de l’enfant (PNSME), Dr Bamba Fatoumata Touré, afin d’examiner les priorités de leur coopération en faveur de l’amélioration de la santé maternelle et infantile.
Selon une publication de l’UNFPA Côte d’Ivoire diffusée lundi 29 juin 2026, les échanges ont porté sur la digitalisation des outils de gestion, notamment le carnet de santé de la mère et de l’enfant, le renforcement de la production, de la qualité et de l’utilisation des données sanitaires, la cartographie des interventions en santé de la reproduction ainsi que le renforcement du réseau des blocs opératoires dédiés aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence complets (SONU C).
Nommée à la tête du PNSME en septembre 2024, Dr Bamba Fatoumata Touré pilote les politiques nationales de santé maternelle, néonatale, infantile et de planification familiale, avec pour objectif d’accélérer la réduction de la mortalité maternelle et infantile et d’améliorer l’accès des populations à des services de santé reproductive de qualité sur l’ensemble du territoire.
Avant cette nomination, elle occupait les fonctions de directrice régionale de la Santé du Gbêkê, où elle s’est illustrée dans le renforcement de la qualité des soins obstétricaux et néonataux.
L’UNFPA souligne que la Côte d’Ivoire a enregistré des progrès significatifs dans la lutte contre la mortalité maternelle. Le ratio est passé de 614 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2011 à 385 en 2021, soit une baisse de 37%. Selon l’agence onusienne, le PNSME a contribué à cette évolution grâce à une coordination opérationnelle des interventions et des acteurs du secteur.
L’organisation rappelle également que la réduction de la mortalité maternelle constitue un levier de développement économique, en favorisant une meilleure productivité, la réduction de la pauvreté des ménages et une utilisation plus efficiente des dépenses publiques de santé.
(AIP)
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