Abidjan, 30 juin 2026 (AIP) – Le Service de police sud-africain (SAPS) a annoncé l’arrestation de plusieurs personnes impliquées dans des actes de pillage et des tentatives de pillage, survenus depuis les premières heures de mardi dans différentes régions du pays, en marge des manifestations nationales contre l’immigration irrégulière, selon l’Agence de presse sud-africaine (SAnews).
Les autorités policières indiquent que, malgré ces incidents isolés, la majorité des rassemblements se déroule de manière pacifique et que les opérations de maintien de l’ordre restent globalement sous contrôle.
Dans un communiqué, le SAPS a précisé que des déploiements renforcés ont été effectués à travers le pays afin de sécuriser les manifestations, protéger les entreprises et les infrastructures critiques, et préserver l’ordre public. Les forces de l’ordre ont reçu pour instruction d’intervenir avec célérité et fermeté face à tout acte criminel, notamment les pillages, violences publiques, dégradations de biens, intimidations et autres infractions.
Le ministre de la Police par intérim, Firoz Cachalia, a appelé les manifestants à exercer leurs droits constitutionnels de manière responsable, tout en respectant les lois en vigueur.
« Ceux qui choisiront d’exploiter ces rassemblements pour commettre des actes criminels seront poursuivis avec toute la rigueur de la loi », a-t-il averti, assurant que les auteurs d’infractions seront identifiés, arrêtés et traduits en justice.
Ces manifestations, organisées dans plusieurs villes sud-africaines, réclament un durcissement de la politique migratoire et un renforcement de la lutte contre l’immigration irrégulière. Les autorités ont toutefois insisté sur le fait qu’aucun débordement ne sera toléré.
La présidente des Structures opérationnelles et de renseignement conjointes nationales (Natjoints), le lieutenant-général Tebello Mosikili, avait indiqué la veille que des unités spécialisées étaient prêtes à intervenir immédiatement en cas de troubles.
Elle a assuré que les manifestants pacifiques seraient protégés et que des dispositifs aériens de surveillance et de soutien opérationnel avaient été activés.
« Il existe une nette distinction entre l’exercice des droits démocratiques et la commission d’infractions pénales. Quiconque franchit cette limite doit s’attendre à subir pleinement et immédiatement les conséquences de la loi », a-t-elle déclaré.
Les autorités ont enfin rappelé que le port d’armes dangereuses, notamment les armes à feu, les couteaux et certaines armes traditionnelles, est interdit lors des rassemblements, conformément à la réglementation en vigueur.
Le gouvernement a réaffirmé sa détermination à garantir le maintien de l’ordre et la sécurité publique tout au long des manifestations.
(AIP)
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