Gagnoa, 27 fev 2026 (AIP)- La journée bilan 2025 de l’hôpital général de Gagnoa, rebaptisé Hôpital du Bonheur, tenue jeudi 26 février 2026 dans les locaux de l’établissement, a présenté un tableau d’activités « globalement » positif, aux dires du président scientifique de cette journée, Pr Assé Kouadio Vincent, professeur titulaire de pédiatrie à l’université de Bouaké.
« Dans l’ensemble, les points forts dépassent de loin les faiblesses », a affirmé Pr Assé. Il a précisé que l’activité dans les 16 services que compte cet Etablissement public hospitalier départemental (EPHD), a dans l’ensemble augmenté en termes de malades reçus et en termes de satisfaction.
Les activités concernent la consultation, les soins, la chirurgie, l’imagerie de laboratoire, a insisté celui qui assume aussi la fonction de chef de service de pédiatrie du CHU de Bouaké.
Concernant les forces, le président scientifique a relevé que tous les services ont fait des efforts en termes de patients reçus et d’équipement. Il a cité le cas du service de pédiatrie, qui est passé de 5000 consultations à 8000 consultations l’an. De 1500 nouveau-nés reçu en 2025, d’une mortalité des enfants au niveau des nouveau-nés, qui est passé de 13% en 2024, à 11% en 2025.
Toujours au niveau pédiatrie, le taux de mortalité chez les nourrissons est passé de 5% à 3 %, avec le même effectif de praticiens.
Quant aux faiblesses constatées, Pr Assé a fait remarquer qu’elles sont presque identiques à tous les services hospitaliers de Côte d’Ivoire.
« C’est toujours les ressources humaines », a-t-il rapporté, relevant que les services de santé n’auront jamais suffisamment de ressources humaines, mais ils se contentent de ce dont ils disposent, et c’est qui permet d’apprécier et juger l’étendue du travail réalisé, a salué le Pr titulaire.
Selon lui, avec le peu de moyen qu’ils possèdent, les services de l’hôpital général de Gagnoa, ont pu obtenir des résultats importants.
« Et je crois que c’est cet exercice que le directeur de cet hôpital, Dr Yao Kouakou Adolphe a mis en place depuis cinq ans, et qui permet d’obtenir ce résultat aujourd’hui », s’est dit convaincu le président scientifique de cette journée, qui constitue une activité annuel à l’hôpital du bonheur.
Il a noté que ces faiblesses peuvent ne pas survenir des problèmes liés aux organisations internes, mais peuvent aussi êtres liées aux rapports avec les autres acteurs, a-t-il expliqué.
Ouvrant la journée bilan, le directeur de l’hôpital général, Dr Yao Kouakou, a rappelé que son établissement a connu en 2025, des « défis majeurs », mais aussi, des « avancées significatives ».
Avec la mobilisation du personnel médical, paramédical, administratif, partenaires techniques et financiers, l’EPHD de Gagnoa a pu améliorer la qualité des soins, renforcer ses infrastructures et redonner confiance à sa population.
Les efforts conjoints ont permis d’accueillir et de soigner un nombre croissant de patients, d’introduire de nouveaux services spécialisés, dont la santé mentale, et de renforcer la formation continue du personnel.
« Ces résultats sont le fruit d’un travail collectif, d’une vision partagée et d’une volonté commune de faire de l’EPHD de Gagnoa, un centre de référence dans la région du Goh », a annoncé le directeur de l’hôpital du Bonheur.
Le praticien a insisté que le bilan positif n’est pas une fin en soi. Il constitue au contraire, dit-il, « une invitation à aller plus loin, à faire mieux ». Les attentes des concitoyens sont grandes. Il a donc invité son personnel et lui, à innover, à écouter, à corriger leurs insuffisances et à bâtir un système de santé plus accessible et plus performant.
La journée bilan 2025 a été présidée par le secrétaire général 1 de préfecture de Gagnoa, Della Assamoi Bernard.
(AIP)
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