Sinfra, 13 avr 2026 (AIP) – Les membres de l’Association des organisations féminines du département de Sinfra ont été instruites, samedi 11 avril, sur les mécanismes et actions de promotion et de défense de leurs droits, à l’occasion de la célébration de la 49e Journée internationale des droits de la femme (JIF 2026).
Réunies dans la salle des fêtes de la mairie, des participantes issues d’une cinquantaine d’associations et organisations féminines ont été informées et sensibilisées sur les dispositifs existants en Côte d’Ivoire et à l’international pour la promotion des droits des femmes, lors d’une conférence organisée autour du thème de la JIF 2026.
Le conférencier, Dr Yao Kouakou Albert, expert en genre et en protection sociale sensible au genre, également membre du Réseau des hommes engagés pour l’égalité de genre, a présenté les réformes législatives, les mécanismes institutionnels ainsi que les politiques publiques mises en œuvre pour réduire les inégalités et lutter contre les discriminations et les violences faites aux femmes.
Il a notamment évoqué les structures étatiques telles que le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, l’Observatoire national de l’équité et du genre (ONEG), ainsi que le Comité national de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Il a également cité le Compendium des compétences féminines de Côte d’Ivoire (COCOFCI), visant à promouvoir la représentativité des femmes dans les instances de décision.
Au plan international, la Côte d’Ivoire a ratifié plusieurs instruments, dont la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), le Protocole de Maputo et le Programme d’action de Beijing, contribuant au renforcement du cadre juridique de protection des droits des femmes.
Abordant la question des violences basées sur le genre (VBG), le conférencier a indiqué que les cas déclarés sont passés de 6 040 en 2021 à 10 547 en 2025. Selon lui, cette évolution s’explique en partie par une meilleure accessibilité aux dispositifs de signalement et de prise en charge, notamment les ONG, les cliniques juridiques, les maisons de justice, l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI), la ligne verte gouvernementale, la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO), ainsi que les services de police et les juridictions.
Commémorée les 8 mars, la Journée internationale des droits de la femme porte cette année sur le thème “Justice pour toutes : agir pour les femmes et les filles de Côte d’Ivoire”.

