Yamoussoukro, 20 mai 2026 (AIP) – La Fondation Houphouët Anne-Marie Faitai (AMF), sous le patronage de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix et avec l’appui du ministère de la Santé, a organisé vendredi 15 mai 2026 à Yamoussoukro la Journée internationale de la méthode Kangourou, dédiée à la survie et au bien-être des bébés prématurés.
Cette initiative vise à sensibiliser les populations et les acteurs du système sanitaire à l’importance de la prise en charge des nouveau-nés prématurés à travers la méthode dite « Kangourou », fondée sur le contact peau à peau entre la mère et l’enfant.
Selon les organisateurs, cette méthode permet au nourrisson de survivre en dehors de la couveuse classique grâce à la chaleur corporelle de la mère, réduisant ainsi les risques d’infection et améliorant les chances de survie des bébés prématurés.
La présidente de ladite Fondation, Koba Marie-Thérèse, a expliqué que cette approche constitue « une couveuse ambulante » pour les enfants nés avant terme. Elle a indiqué qu’à l’occasion de cette journée internationale célébrée dans plusieurs pays du monde, la première pierre d’un centre de soins mère Kangourou a été posée au Centre hospitalier régional de Yamoussoukro.
Pour Mme Koba, cette infrastructure permettra de renforcer la prise en charge des prématurés dans la commune et d’offrir un meilleur accompagnement aux mères confrontées aux difficultés liées aux naissances précoces.
« Un pays qui protège ses nouveau-nés est un pays qui se construit », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance d’investir dans la santé maternelle et infantile.
La présidente de la fondation a également insisté sur la dimension humaine de la méthode Kangourou. Selon elle, il ne s’agit pas uniquement d’une technique médicale, mais d’« un acte d’amour » et d’« un geste simple mais puissant » capable de sauver des vies.
Elle a affirmé que transformer la compassion en action revient à faire de chaque vie sauvée « une victoire collective », estimant qu’aucun enfant ne devrait mourir lorsque des solutions existent pour améliorer sa survie.
Koba Marie-Thérèse a rendu hommage aux mères, qu’elle considère comme les premières héroïnes de ce combat contre la mortalité néonatale, saluant leur courage, leur patience et leur amour envers leurs enfants prématurés.
(AIP)
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