Daloa, 20 juin 2026 (AIP) – Les exploitants de mines à petite échelle du Haut-Sassandra ont été appelés vendredi 19 juin 2026 à Daloa à déclarer leur production, après qu’une enquête a montré que seulement 977 kg d’or ont été déclarés en 2025, pour une production réelle estimée à 143 tonnes.
Cet appel a été lancé par le président du Syndicat national du groupement des exploitants des petites mines et acheteurs de Côte d’Ivoire (SYN-PMACI), Bamba Zakary, au cours d’une rencontre avec les acteurs de l’exploitation minière à petite échelle autour du thème « Déclarons nos productions ».
La rencontre s’est tenue dans le cadre de la campagne nationale de sensibilisation et de mobilisation lancée depuis le 4 mai suite à une interpellation de l’administration minière sur le faible niveau des déclarations de production de minière à petite échelle, a indiqué le président du SYN-PMACI, Bamba Zakary.
« Le constat est défavorable. Pour l’année 2025, nous avons déclaré 977 kg d’or », a repris M. Bamba, déplorant une situation qui prive l’économie nationale d’environ 7 000 milliards de francs CFA.
Appuyé par le secrétaire général de préfecture, Yaya Bamba, le syndicaliste a expliqué que déclarer toute la production constitue un acte de citoyenneté et une participation à la politique nationale visant à renforcer l’organisation et à structurer le secteur de la petite mine.
Il traduit également la contribution du secteur à l’économie nationale, a ajouté le président du syndicat, faisant savoir qu’il vise au moins deux tonnes d’or déclarées d’ici à la fin de l’année.
Parmi les mesures envisagées par le syndicat pour atteindre cet objectif figurent l’ouverture d’un bureau d’achat agréé à Daloa, l’installation d’une section locale du SYN-PMACI ainsi que l’activation d’un comité technique chargé d’accompagner les acteurs du secteur dans la région.
La rencontre a été aussi une occasion d’évoquer les difficultés des acteurs de l’exploitation minière à petite échelle de la région. Celles-ci concernent notamment l’informalité d’une grande partie de leurs, le manque d’encadrement, l’insécurité sur les sites et l’accès au marché légal de commercialisation de l’or.
Concernant les préoccupations environnementales soulevées par des représentants des populations, le président du SYN-PMACI a assuré que les exploitations minières à petite échelle autorisées s’exercent dans le respect des dispositions réglementaires destinées à protéger l’environnement et à préserver le bien-être des communautés riveraines.
Selon les informations communiquées au cours des échanges, la région du Haut-Sassandra ne compte qu’une douzaine d’autorisations d’exploitation artisanale et semi-industrielle légalement établies, bien qu’elle dispose d’un important potentiel minier
(AIP)
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