Yamoussoukro, 21 juin 2026 (AIP) – Le Conseil Hévéa-Palmier à huile et Coco, la Plateforme des acteurs de la filière hévéa ainsi que les représentants des producteurs et des industriels ont expliqué, vendredi 19 juin 2026 à Yamoussoukro, le nouveau mécanisme de fixation du prix du caoutchouc naturel au producteur, adopté à l’issue de concertations entre l’ensemble des parties prenantes.
La rencontre a réuni notamment le directeur général du Conseil Hévéa-Palmier à huile et Coco, Edmond Coulibaly, le président de la Plateforme, Charles-Emmanuel Yacé, le président du Collège des producteurs, Jules Dally, le président de l’UPCN, Lamine Sanogo, ainsi qu’un représentant du ministère de l’Agriculture.
Selon M. Coulibaly, cette conférence de presse conjointe s’inscrit dans une démarche pédagogique visant à permettre à tous les acteurs de la filière, producteurs, acheteurs et industriels, de mieux comprendre les nouvelles modalités de fixation des prix. « L’objectif est que chaque acteur s’approprie les réformes engagées afin de consolider les acquis et de restaurer la sérénité dans la filière », a-t-il indiqué.
Il a précisé que les négociations entre le Collège des producteurs et celui des usiniers, sous l’égide du Conseil Hévéa-Palmier à huile, ont abouti à un nouveau système de calcul du prix bord champ, en réponse aux tensions observées entre octobre 2025 et avril 2026.
Ce mécanisme est fondé sur les dispositions de la loi n° 2017-540 encadrant la fixation du prix payé aux producteurs d’hévéa, sur la base des cours du marché international. La Bourse de Singapour demeure la référence retenue pour le calcul, en raison de son rôle central dans les transactions mondiales du caoutchouc naturel.
Edmond Coulibaly a rappelé que les mécanismes successifs de fixation des prix dans la filière ont toujours été adossés au marché international, soulignant que cette référence garantit la transparence et la lisibilité du système de rémunération des producteurs.
Il a également indiqué que l’ancien mécanisme, en vigueur avant 2022, attribuait 61 % de la valeur de référence aux producteurs, avant les différentes réformes engagées pour améliorer le partage des revenus dans la filière.
Les responsables présents ont appelé l’ensemble des acteurs à s’approprier ce nouveau dispositif afin de renforcer la stabilité et la compétitivité de la filière hévéa, dont la Côte d’Ivoire figure parmi les principaux producteurs mondiaux.
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