Abidjan, 21 juin 2026 (AIP) – Le ministre des Eaux et Forêts, Assahoré Konan Jacques, a procédé, samedi 20 juin à Azaguié, dans l’agro-forêt de Bébasso, au lancement de la campagne de reboisement 2026 du projet de conservation et de restauration des forêts classées en Côte d’Ivoire.
Ce projet sera mis en œuvre conjointement avec le groupe Eni Côte d’Ivoire, dans le cadre des actions engagées pour la reconstitution du couvert forestier national.
Le directeur général d’Eni Côte d’Ivoire, Luca Faccenda, a indiqué qu’après une première phase consacrée aux études techniques, aux travaux de terrain et aux premières opérations de reboisement, l’entreprise entame une nouvelle étape de son engagement environnemental, avec la restauration de plus de 600 hectares de forêts classées prioritaires, notamment Yapo-Abbé, Massé-Mé, Séguié et Bébasso.
Il a réaffirmé l’ambition du projet, qui vise à restaurer durablement les paysages forestiers dégradés, à renforcer la biodiversité et la résilience des écosystèmes, ainsi qu’à contribuer à la séquestration du carbone. À terme, l’initiative ambitionne de protéger et restaurer 14 forêts classées couvrant environ 145 000 hectares, avec la plantation de jusqu’à 12 millions d’arbres indigènes de Côte d’Ivoire.
Le ministre a rappelé que le gouvernement, sous l’impulsion du président de la République, Alassane Ouattara, a fait de la restauration du couvert forestier une priorité nationale, avec pour objectif d’atteindre 20 % de couverture forestière à l’horizon 2030.
Assahoré Konan Jacques a exprimé sa gratitude au groupe Eni, estimant que cette initiative illustre le rôle majeur que peut jouer le secteur privé dans la promotion d’un développement durable conciliant croissance économique, inclusion sociale et préservation de l’environnement.
Il a également exhorté les entreprises privées à s’inspirer de cet engagement en participant davantage aux initiatives de restauration du couvert forestier et de protection de l’environnement.
Il a, par ailleurs, appelé les populations à faire preuve de responsabilité dans la préservation des espaces forestiers, rappelant que les forêts classées constituent un patrimoine national stratégique qui ne saurait être occupé ni exploité à des fins agricoles.

« La sauvegarde de nos forêts n’est pas uniquement l’affaire de l’administration forestière ; elle relève de la responsabilité collective de l’État, des entreprises, des collectivités territoriales, des communautés et de chaque citoyen. En unissant nos efforts, nous pouvons bâtir une Côte d’Ivoire plus verte, plus résiliente et plus prospère », a-t-il déclaré.
Le directeur général d’Eni Côte d’Ivoire a également rappelé l’urgence de la restauration forestière face à la perte de plus de 90 % du couvert forestier ivoirien au cours du dernier siècle. À travers un partenariat avec EticWood et le Ministère des Eaux et Forêts (MINEF), le projet vise la conservation et le reboisement de 14 forêts couvrant environ 145 000 hectares, tout en favorisant la biodiversité, les pratiques agricoles durables et le développement local.
(AIP)
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