Abidjan, 23 juin 2026 (AIP) – Le représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Côte d’Ivoire, Joseph Duc, a réaffirmé mardi 23 juin 2026 à Abidjan Cocody, l’engagement de l’institution à accompagner le gouvernement ivoirien, l’Union européenne (UE) et les organisations de la société civile dans la promotion d’une migration régulière, sûre et mieux encadrée.
Il s’exprimait à l’ouverture de la première édition du Salon international de la route et de la lutte contre la migration irrégulière (SIRELMCI), consacré à la sensibilisation des jeunes aux risques de la migration clandestine et aux opportunités offertes par les voies légales de mobilité.
« La Côte d’Ivoire est à la fois un pays d’origine, de transit et de destination des migrations. Environ 20 000 migrants ivoiriens ont bénéficié depuis 2017 d’un accompagnement au retour volontaire, avec le soutien de l’Union européenne et des autorités nationales. Parmi ces migrants de retour, 91% ont déclaré avoir quitté le pays à la recherche de meilleures opportunités économiques alors qu’ils exerçaient déjà une activité professionnelle », a expliqué M. Duc.
Le représentant de l’OIM a rappelé que les parcours migratoires irréguliers exposent les candidats à de nombreux dangers, notamment les violences physiques et psychologiques, les extorsions, l’exploitation et la traite des personnes. Selon lui, près de deux tiers des migrants de retour accompagnés par l’organisation affirment avoir subi au moins une forme de violence durant leur trajet.
« Pour l’OIM, l’objectif n’est pas de décourager la mobilité, mais plutôt de mieux informer, protéger et accompagner les candidats à la migration, tout en valorisant les opportunités existantes en Côte d’Ivoire et les voies régulières de mobilité », a ajouté M. Duc.
Il a également plaidé pour le renforcement des opportunités d’emploi, de formation et d’entrepreneuriat en faveur des jeunes, tout en soulignant le rôle des migrants de retour dans le développement économique local.
« Les migrants de retour ne doivent pas être perçus comme des personnes en échec, mais comme des acteurs du développement local capables, avec un accompagnement adapté, de relancer des activités économiques, d’accéder à l’emploi et de contribuer à l’économie de leurs communautés », a-t-il poursuivi.
Pour sa part, la représentante de l’ambassadeur de l’Union européenne en Côte d’Ivoire, Irchad Razaaly, a réaffirmé l’appui de l’UE aux initiatives de réintégration durable des migrants et de lutte contre les réseaux de traite et de trafic de personnes. Elle a notamment présenté le projet « Migré », doté d’un financement de 19,8 millions d’euros, ainsi qu’un programme de formation professionnelle de 35 millions d’euros destiné à renforcer les perspectives d’insertion des jeunes dans le Grand Abidjan et l’Est du pays.
Cette première édition du SIRELMCI se veut un cadre d’information, de dialogue et de sensibilisation sur les enjeux de la migration et les alternatives à la migration irrégulière.
(AIP)
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