Abidjan, 23 juin 2026 (AIP) – Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a affirmé mardi 23 juin 2026 à Abidjan, que la mise en place des agropoles permettra d’assurer un développement agricole et économique plus équilibré sur l’ensemble du territoire ivoirien, grâce à une meilleure valorisation des potentialités propres à chaque région.
Intervenant à l’ouverture de l’Atelier régional de mise en œuvre (RIW) 2026 organisé par le Fonds international de développement agricole (FIDA), le ministre a relevé que la diversité climatique de la Côte d’Ivoire constitue un atout majeur pour le développement du secteur agricole.
« Nous avons cette chance en Côte d’Ivoire d’avoir des régions aux climats relativement différents. Cela nous permet de produire au Sud des cultures qui ne peuvent pas être produites au Nord, et inversement. Les agropoles seront mises en place pour permettre, sur l’ensemble du territoire, d’avoir un développement agricole », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette organisation favorisera une meilleure intégration des activités de production, de conservation, de transformation, de logistique et de commercialisation, contribuant ainsi à renforcer les chaînes de valeur agricoles et à créer davantage de richesses dans les régions.
Bruno Koné a également souhaité que les échanges d’Abidjan débouchent sur des recommandations concrètes, des partenariats renforcés et des engagements ambitieux capables d’accélérer la transformation durable de l’agriculture africaine. Il a notamment appelé à des solutions pragmatiques et alignées sur les priorités nationales, les attentes du secteur privé et les aspirations des communautés locales.
Pour sa part, le directeur régional du FIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Bernard Hien, a souligné que l’enjeu principal n’est plus seulement de mobiliser des ressources ou de concevoir de bons projets, mais surtout de garantir une mise en œuvre efficace, rapide et de qualité afin de produire des résultats concrets et durables au profit des populations rurales.
Il a indiqué que les participants mettront à profit les trois jours de travaux pour évaluer les performances du portefeuille régional du FIDA, analyser les contraintes affectant l’exécution des projets, partager les bonnes pratiques et identifier des actions concrètes pour accélérer leur mise en œuvre.
M. Hien a relevé que les principaux défis concernent notamment la gestion financière, les décaissements, l’efficience des projets, leur durabilité, leur mise à l’échelle ainsi que la coordination entre les différents acteurs.
Le responsable régional du FIDA a articulé son intervention autour de trois messages clés. Le premier porte sur la responsabilité partagée de tous les acteurs dans l’efficacité de la mise en œuvre des projets, appelant à un renforcement de la coordination entre gouvernements, organisations paysannes, secteur privé et partenaires techniques et financiers.
Le deuxième message concerne l’innovation qui doit devenir une pratique systématique face à l’ampleur des défis agricoles et ruraux. Quant au troisième, il est relatif à la nécessité de placer l’impact au centre de toutes les décisions afin d’améliorer durablement les conditions de vie des populations rurales.
L’Atelier régional de mise en œuvre (RIW) se tient jusqu’au 25 juin à Abidjan et réunit des responsables de projets, des représentants gouvernementaux, des organisations de producteurs ainsi que des partenaires techniques et financiers de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
(AIP)
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