Abidjan, 23 juin 2026 (AIP) – Le président du mouvement Aube Nouvelle, Vincent Toh Bi Irié, a salué l’initiative du gouvernement visant à consulter les partis politiques et les forces sociales sur une nouvelle architecture institutionnelle de gestion des élections, tout en appelant à approfondir les réformes afin de consolider durablement la confiance des citoyens dans le processus électoral.
Dans une déclaration publiée mardi 23 juin 2026 sur sa page Facebook, au lendemain des consultations engagées par le gouvernement, l’ancien préfet d’Abidjan a estimé que le schéma proposé s’inspire largement du modèle sénégalais, fondé sur une répartition des responsabilités entre plusieurs institutions intervenant dans l’organisation des scrutins.
Il a noté que la réforme envisagée repose sur trois composantes principales, à savoir un organe chargé de la gestion technique des élections, une structure responsable du recensement des votes et une institution dédiée à la supervision du processus électoral.
Tout en reconnaissant les performances du système sénégalais, Vincent Toh Bi a souligné que chaque État doit adapter son architecture électorale à son histoire, à sa culture politique et à ses réalités institutionnelles.
Abordant la question d’une implication accrue de l’administration territoriale dans l’organisation des élections, il a invité les pouvoirs publics à évaluer avec attention les effets que pourraient avoir ces nouvelles attributions sur la perception de neutralité du corps préfectoral.
« Toute réforme doit prendre en compte les risques qu’elle comporte afin de préserver la confiance des populations dans les institutions publiques », a-t-il indiqué en substance.
Concernant la supervision du processus électoral, il s’est prononcé en faveur d’un cadre permanent de concertation associant les partis politiques, estimant qu’une nouvelle structure pourrait créer des chevauchements de compétences avec l’organe central de gestion des élections.
Au-delà de l’architecture institutionnelle, le président d’Aube Nouvelle a plaidé pour une réforme plus large incluant la Constitution, la loi électorale et les mécanismes de règlement des contentieux. Il a notamment réitéré sa proposition de création d’une Haute cour électorale chargée de statuer sur les litiges électoraux.
Pour Vincent Toh Bi Irié, l’enjeu majeur demeure la restauration de la confiance entre les acteurs politiques et les institutions, une préoccupation qu’il estime au cœur des consultations en cours.
Il a, par ailleurs, félicité le président de la République et le gouvernement pour avoir privilégié la voie du dialogue avec les partis politiques et les organisations de la société civile, exprimant le souhait que ces échanges aboutissent à des réformes consensuelles garantissant des élections transparentes et apaisées.
« Il faut mettre en place des institutions solides capables de préserver les libertés et d’assurer la stabilité du pays au-delà des générations politiques actuelles », a-t-il conclu.
(AIP)
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