Man, 26 uin 2026 (AIP)-Le groupement C-Analytics/Réseau action justice et paix (RAJP), chargé de la mise en œuvre des aspects sociaux du Projet de développement durable et inclusif des villes secondaires (PDDIVS), a procédé, mercredi 24 juin 2026 à Man, au lancement officiel de ses activités avec pour objectif de rapprocher davantage les populations des actions du projet et de renforcer leur participation à sa mise en œuvre.
La cérémonie, organisée à la salle de conférence de la CGRAE, a également servi de cadre à la formation des membres du Comité consultatif local (CCL) et du Comité local de gestion des plaintes (CLGP), deux organes appelés à assurer le relais entre le projet et les communautés.
Pour le chef de mission du groupement C-Analytics/RAJP, Tapé Maxim, l’enjeu est de permettre aux habitants de devenir des acteurs à part entière du projet. « Le mandat confié au consortium s’inscrit dans une vision claire : faire des populations locales de véritables acteurs de développement en favorisant leur participation active, leur appropriation des réalisations du projet et leur implication dans la préservation durable des infrastructures », a-t-il expliqué.

Selon lui, le groupement mènera des actions de sensibilisation et de mobilisation communautaire, assurera le fonctionnement du mécanisme de gestion des plaintes et accompagnera les personnes vulnérables ainsi que les survivantes de violences basées sur le genre liées au projet.
Invitant les populations à s’approprier les dispositifs mis en place, M. Tapé a insisté sur la nécessité pour les communautés de rechercher l’information auprès des structures prévues à cet effet, afin que chaque préoccupation puisse être prise en compte pour une mise en œuvre efficiente du projet.
Représentant le coordonnateur du PDDIVS, le spécialiste en genre et inclusion sociale du projet, Moïse Kouamé, a rappelé que le programme est né d’un partenariat entre le gouvernement ivoirien et la Banque mondiale pour améliorer les infrastructures urbaines et renforcer les capacités des collectivités locales.
Il a souligné que la particularité du projet réside dans la place accordée aux communautés bénéficiaires. « Il s’agit de faire en sorte que les communautés s’informent, s’approprient les réalisations et s’engagent à préserver les investissements qui seront réalisés dans leurs localités », a-t-il indiqué.
Les interventions du projet concernent plusieurs secteurs, notamment la voirie, le drainage, l’éducation, la santé et l’accès à l’eau potable. Le responsable a également rappelé que les personnes affectées par les travaux feront l’objet d’un accompagnement conformément aux dispositions prévues dans le cadre de la mise en œuvre du projet. « L’ONG a été engagée pour sensibiliser les communautés et les travailleurs sur les comportements à adopter, mais également pour accompagner les survivantes de violences basées sur le genre liées au projet », a-t-il indiqué.
L’unité de coordination du PDDIVS attend par ailleurs du groupement, une présence régulière sur le terrain, une remontée rapide des difficultés rencontrées ainsi qu’une collaboration avec les autorités administratives, les services techniques et l’ensemble des parties prenantes.
Prévu pour une durée de six ans, le PDDIVS est mis en œuvre dans huit villes secondaires du pays, dont Man, avec l’ambition de renforcer les infrastructures urbaines tout en associant les populations à leur préservation et à leur gestion.
(AIP)
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