Abidjan, 03 juil 2026 (AIP)- Un essai clinique de deux traitements potentiels contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, a débuté jeudi 2 juillet 2026 en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
L’essai a débuté dans un établissement de soins de l’Ituri et va s’étendre progressivement à d’autres établissements de la province.
Des patients répartis en quatre groupes de façon aléatoire testeront les deux traitements à savoir le remdesivir et le MBP134. Deux groupes recevront exclusivement soit l’un soit l’autre traitement. Un groupe ne recevra ni l’un ni l’autre et le dernier groupe recevra les deux, afin de déterminer si l’association apporte des bénéfices supplémentaires.
« Les patients qui participeront à l’essai bénéficieront de soins de soutien complets et d’un suivi étroit. Nous nous employons également à garantir qu’ils aient accès à ces deux médicaments s’ils s’avèrent sûrs et efficaces au cours de l’essai », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Il n’existe, pour l’instant, aucun vaccin ni traitement approuvé contre cette souche rare à l’origine de l’épidémie meurtrière en République démocratique du Congo, et qui se propage dans les provinces du nord-est du pays.
Les partenaires de cet essai évalueront l’anticorps monoclonal MBP134 et le médicament antiviral remdesivir, séparément et en association. L’étude est coordonnée par l’Institut national de recherche biomédicale de la RDC, avec le soutien d’une coalition de partenaires dont l’OMS.
Depuis l’apparition du virus Ebola sur son territoire en 1976, la RDC a connu 17 flambées épidémiques de la maladie, ce qui en fait le pays le plus touché au monde en nombre d’épidémies déclarées. La plus récente, officiellement déclarée en mai 2026 dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, causée par la souche Bundibugyo, a officiellement causé plus de 430 décès. Cette dernière flambée succède à la 16ᵉ épidémie, enregistrée en 2025 dans la province du Kasaï.
Les autorités sanitaires congolaises, avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé et de leurs partenaires, poursuivent les efforts de riposte pour contenir la propagation de la maladie.
(AIP)
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