Abidjan, 03 juil 2026 (AIP) – Les enterrements non sécurisés des personnes décédées de la maladie à virus Ebola (MVE) constituent un facteur majeur de propagation de l’épidémie dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), en raison du manque d’équipes chargées des enterrements dignes et sécurisés (EDS), a alerté, vendredi 3 juillet 2026, le député de Djugu, Dieudonné Bwiruhanga.
Selon l’élu provincial, l’insuffisance des équipes EDS entraîne des retards dans la prise en charge des dépouilles. Dans plusieurs localités, notamment à Lopa, Nizi et Iga-Barrière, les familles sont parfois contraintes de procéder elles-mêmes à l’inhumation de leurs proches, augmentant ainsi les risques de contamination.
« Lorsqu’un décès est signalé, l’intervention doit se faire en temps réel. Sinon, les corps passent parfois la nuit dans les familles, qui finissent par les enterrer elles-mêmes, avec tous les risques de contamination que cela comporte », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, le député a recommandé le renforcement des équipes de riposte à travers la formation d’un plus grand nombre de secouristes de la Croix-Rouge affectés au pilier des enterrements dignes et sécurisés, ainsi que l’amélioration des moyens logistiques pour garantir une intervention rapide.
Il a également plaidé pour la construction d’un centre de traitement de la maladie à virus Ebola au centre commercial de Lopa, afin de rapprocher les services de prise en charge des populations et de limiter les déplacements des malades vers Nizi ou Bunia.
Selon lui, un plaidoyer a été engagé auprès des autorités sanitaires nationales et des responsables de la riposte à Bunia en vue d’obtenir un renforcement des capacités opérationnelles et de réduire les risques de propagation de l’épidémie.
(AIP)
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