Abidjan, 03 juil 2026 (AIP)- Un homme s’est immolé par le feu jeudi 2 juillet 2026, devant le siège des Nations unies à New York et est mort des suites de ses blessures, a indiqué la police de la ville.
« Son décès a été constaté à l’hôpital Bellevue de Manhattan », a précisé la police, qui a ouvert une enquête. Elle n’a communiqué aucun motif pour cet acte, mais le New York Post a rapporté que l’homme avait un drapeau tibétain au moment des faits.
Le président de l’ONG Campagne internationale pour le Tibet, Tencho Gyatso, a identifié le défunt comme étant Lobga Rangzen, « un défenseur infatigable du Tibet qui se consacrait à sensibiliser pacifiquement l’opinion publique à la crise des droits humains au Tibet ».
« Nous sommes attristés par cet incident tragique et effroyable et nous présentons nos condoléances à sa famille », a indiqué dans un communiqué le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.
M. Gyatso a précisé que M. Rangzen avait vivement dénoncé une nouvelle loi sur « l’unité ethnique » adoptée par la Chine. Elle vise officiellement à forger « une identité nationale partagée entre groupes ethniques et à renforcer la cohésion » du pays, notamment en officialisant des politiques destinées à promouvoir le mandarin comme langue commune nationale. Le texte criminalise le fait de se livrer à des « activités terroristes violentes, des activités de séparatisme ethnique, ou des activités d’extrémisme religieux ».
La Chine reconnaît officiellement 55 minorités ethniques sur son territoire, mais les politiques gouvernementales ont déjà fait du mandarin la langue d’enseignement dans certaines régions à forte population minoritaire, comme le Tibet. Or, les défenseurs des droits de la personne estiment que cette nouvelle loi a été rédigée pour fournir une couverture légale aux politiques d’assimilation forcée des minorités au bénéfice de la majorité Han.
Le Tibet a été envahi en 1950 par les troupes chinoises, qui en ont fait une province de Chine. Le Dalaï-Lama, 90 ans, est installé en Inde depuis sa fuite de Lhassa, la capitale tibétaine, après l’écrasement d’un soulèvement par les troupes chinoises en 1959.
La politique de « voie médiane » défendue de longue date par le chef de la communauté spirituelle tibétaine vise l’autonomie et un « règlement du conflit sino-tibétain par la non-violence, le dialogue et le bénéfice mutuel ».
(AIP)
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