Agboville, 06 juil 2026 (AIP) – Dix ans après sa candidature infructueuse aux élections législatives de 2016 dans la commune d’Agboville, le président de l’ONG Actions for Development Initiative (ADI), Traoré Souleymane Muluku, affirme ne nourrir aucun regret, estimant avoir poursuivi son engagement en faveur du développement à travers des actions de la société civile.
Dans une déclaration transmise à la presse lundi 6 juillet 2026, l’ancien cadre de la Société financière internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque mondiale, revient sur son parcours depuis ce scrutin.
« En décembre 2016, les résultats des élections législatives à Agboville commune tombaient. Je n’avais pas été élu. La déception fut grande, mais mesurée. Car cette candidature était davantage un test. Après 22 ans passés à l’étranger et quatre ans après mon retour en Côte d’Ivoire, je voulais éprouver le système électoral », écrit-il.
Selon lui, cet échec électoral lui a permis de poursuivre son engagement autrement, à travers les activités de l’ONG ADI, qu’il a cofondée en 2013.
Il indique que l’organisation a développé un partenariat avec le Groupe de la Banque mondiale ayant permis la distribution de dizaines de milliers de livres dans des établissements scolaires à Abidjan et à l’intérieur du pays.
« Un député vote une loi et un budget pour l’Education. Nous, nous mettons des manuels entre les mains des élèves pour améliorer leurs connaissances », affirme-t-il.
Traoré Souleymane Muluku cite également parmi les actions de l’ONG la prise en charge de la scolarité de plusieurs orphelins. Il évoque par ailleurs ses fonctions de président du conseil d’administration de GTBank Côte d’Ivoire, estimant contribuer, à ce titre, au financement de l’économie et à la création d’emplois.
Pour lui, si la politique demeure un levier de transformation, la société civile, l’entrepreneuriat et les initiatives de solidarité constituent également des moyens de servir le pays. « Je n’ai pas eu de portefeuille ministériel. Mais j’ai eu le privilège d’avoir un impact mesurable : un livre ouvert par un enfant, un orphelin scolarisé, un emploi créé grâce à un crédit. Alors non, je ne regrette pas de ne pas avoir été élu il y a dix ans », conclut-il.
(AIP)
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