Abidjan, 6 juil 2026 (AIP) – Le Syndicat des travailleurs en éducation spécialisée (STES) du Sénégal a plaidé, samedi 4 juillet 2026 à Dakar, pour le paiement de plusieurs indemnités en faveur de ses membres, estimant que l’amélioration de leurs conditions de travail est indispensable au bon fonctionnement de la justice juvénile, rapporte l’agence de presse du Sénégal (APS).
Lors d’une conférence de presse, la secrétaire générale du syndicat, Racky Gnally Daff, a soutenu que « la justice juvénile est un pilier du développement » et que les professionnels chargés de la prise en charge des enfants en conflit avec la loi doivent bénéficier de meilleures conditions d’exercice.
Elle a déploré que ces travailleurs soient « laissés en rade », alors même qu’ils interviennent dans un contexte marqué par une recrudescence des violences impliquant des mineurs, notamment les cas de viols et d’agressions sexuelles.
Le Syndicat réclame notamment la signature du décret autorisant le versement d’un fonds d’intervention aux agents de la Direction générale de la protection judiciaire et sociale, ainsi que le bénéfice, au plus tard en 2027, des primes mensuelles accordées par le ministère de la Justice.
Les travailleurs en éducation spécialisée demandent également le relèvement du niveau de la formation dispensée par le Centre de formation judiciaire aux éducateurs spécialisés, ainsi que le paiement de l’indemnité de responsabilité aux chefs de service.
Mme Daff a en outre relevé l’existence de postes d’inspecteurs de la protection judiciaire et sociale qui ne bénéficient toujours pas du régime indemnitaire correspondant à leurs fonctions.
Selon le STES, la satisfaction de ces revendications contribuerait à renforcer l’efficacité de la justice juvénile et à améliorer la prise en charge des enfants suivis par les services spécialisés.
(AIP)
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