Bondoukou, 13 juil 2026 (AIP) – Face à des scènes de désolation, le préfet de la région du Gontougo, préfet du département de Bondoukou, Kouadio Gbongbo André, a exprimé sa profonde compassion aux victimes de l’incendie qui a ravagé leurs magasins, dimanche 12 juillet 2026 et assuré de la mobilisation de l’État pour limiter les conséquences de ce drame.
L’autorité a fait sa déclaration au moment où des flammes dévoraient le bâtiment principal du grand marché de Bondoukou, laissant des commerçants en pleurs tentaient désespérément de sauver quelques marchandises, tandis que d’autres assistaient, impuissants, à la disparition du fruit de plusieurs années de travail.
Alerté une trentaine de minutes après le déclenchement de l’incendie, survenu aux environs de 19 h et dont l’origine serait un court-circuit électrique, selon des témoignages recueillis sur place, le préfet s’est immédiatement rendu sur les lieux avec les autorités administratives, sécuritaires et municipales afin de coordonner les opérations de secours.
« Je suis vraiment désolé de ce qui se passe. C’est une véritable désolation. Je compatis sincèrement aux importantes pertes matérielles subies par nos populations », a déclaré, la voix chargée d’émotion, Kouadio Gbongbo André, entouré de commerçants visiblement bouleversés.
Pendant plusieurs heures, une épaisse fumée noire a recouvert le ciel de Bondoukou, tandis que les flammes se propageaient rapidement d’un magasin à l’autre. Dans une atmosphère de panique, des hommes et des femmes tentaient de sortir quelques ballots de marchandises, parfois au péril de leur vie, alors que d’autres ne pouvaient qu’observer, les larmes aux yeux, l’effondrement de leurs espoirs.
Le représentant de l’État a aussitôt mobilisé les sapeurs-pompiers civils, les forces de police et les militaires pour sécuriser le périmètre, prévenir les actes de pillage et faciliter les opérations de lutte contre l’incendie. Il a également demandé la mise en alerte des services de santé et sollicité des renforts afin d’accroître les moyens d’intervention.
Très préoccupé par la progression des flammes vers des commerces contenant des bouteilles de gaz, il a insisté sur la nécessité de protéger les populations contre un risque d’explosion qui aurait pu provoquer une catastrophe encore plus dramatique.
« Je suis là avec les populations. Je partage leur douleur. Nous faisons tout ce qui est possible pour maîtriser cette situation », a-t-il affirmé, rappelant que toutes les autorités compétentes étaient mobilisées pour faire face à cette épreuve.
Grâce à l’intervention coordonnée des sapeurs-pompiers civils, des agents de l’Office national de l’eau potable (ONEP) et de l’entreprise Porteo, le sinistre a pu être circonscrit aux environs de 23 heures, empêchant sa propagation à l’ensemble du marché.
Le feu a néanmoins réduit en cendres le bâtiment principal et plusieurs magasins attenants, occasionnant d’importantes pertes matérielles pour des dizaines de commerçants.
Au milieu des décombres encore fumants, certains sinistrés, incapables de retenir leurs larmes, fouillaient les amas de fer et de cendres dans l’espoir de retrouver quelques biens épargnés.
D’autres, le regard perdu, mesuraient l’ampleur des pertes accumulées en quelques heures, appelant à la solidarité des autorités, des bonnes volontés et de toute la population afin de pouvoir reconstruire leurs activités et retrouver un avenir.
(AIP)
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