Abidjan, 20 juil 2026 (AIP) – Les opérations militaires entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiées ces derniers jours avec l’extension des frappes américaines à plusieurs régions iraniennes, les efforts diplomatiques se poursuivent par l’intermédiaire de pays médiateurs, ont affirmé lundi 20 juin 2026, les autorités de Téhéran.
Selon des responsables iraniens, les bombardements, jusque-là concentrés dans le sud du pays, ont désormais atteint le centre et le nord-ouest. Une frappe menée lundi à Tabriz aurait fait un mort et plusieurs blessés. D’autres attaques ont également été signalées à Ourmia ainsi que dans la province de Bouchehr, où est implantée la seule centrale nucléaire civile en activité du pays. Le site nucléaire de Darkhovin aurait également été visé.
Les autorités américaines indiquent que leurs opérations ciblent des installations militaires. L’Iran, pour sa part, fait état de frappes ayant touché plusieurs zones de son territoire.
En représailles, Téhéran a mené de nouvelles opérations contre des intérêts américains et leurs alliés dans la région. Des alertes aériennes ont notamment été déclenchées à Bahreïn, tandis que le Koweït a annoncé avoir intercepté des drones. Les Gardiens de la Révolution ont également revendiqué des attaques contre des infrastructures militaires américaines situées en Jordanie et en Syrie.
Malgré cette escalade, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré que des échanges indirects avec Washington se poursuivent grâce à la médiation de plusieurs États, notamment le Qatar, Oman et le Pakistan.
La situation demeure également tendue dans le détroit d’Ormuz, voie essentielle au transport mondial des hydrocarbures. Les autorités iraniennes ont annoncé l’immobilisation de plusieurs pétroliers, tandis qu’un navire a été touché au large des côtes d’Oman, selon une agence britannique spécialisée dans la sécurité maritime.
Cette recrudescence des tensions a entraîné une nouvelle hausse des cours du pétrole. Le prix du Brent de la mer du Nord a dépassé les 90 dollars le baril, sur fond d’inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux.
(AIP)
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